Vers Dimanche

Vers Dimanche

Topo#11 - Goûter et sentir les choses intérieurement

Saint Ignace nous dit, tout au début de ses Exercices Spirituels : « ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et de goûter les choses intérieurement » (n°2).

Il se situerait donc plutôt du côté de la sobriété que de la gourmandise : plutôt peu et bon, que beaucoup ? Et toi, de quel côté es-tu spontanément ?

Prier avec notre corps ?

« Sentir » ou « goûter », cela nous ramène à nos sens, à notre corps… et pourtant, ce sont des attitudes spirituelles. Le corps est un élément commun à tous les êtres humains, donc c’est bien à tous qu’est proposée cette expérience spirituelle.

Au niveau physique, on peut sentir une odeur et ne pas y prêter attention, ne pas s’y arrêter. Mais on peut aussi prendre le temps de laisser cette odeur entrer en nous par nos narines, nous envahir, nous évoquer un souvenir, un lieu, une personne… C’est pareil avec une saveur, on peut la goûter rapidement sans s’y attarder. Mais on peut aussi prendre le temps de la laisser déployer tous ses parfums. Pensez à la manière de manger un carré de chocolat : on peut le croquer vite et l’avaler aussitôt, mais alors le goût ne nous restera pas longtemps en bouche ; on peut aussi prendre le temps de le laisser fondre lentement sur la langue, alors le bon goût va se révéler peu à peu, et peut-être évoluer entre la première sensation et ce qui reste en bouche un moment après. Ou pensez aussi à la manière de déguster du bon vin : les spécialistes prennent le temps de regarder sa robe, sa couleur, de le humer, c’est-à-dire le sentir, de le mettre en bouche en le laissant exhaler sous notre palais tous ses arômes…

Ces images, qui peuvent paraître ordinaires, nous aident à comprendre ce à quoi Saint Ignace veut nous inviter : « sentir et goûter les choses intérieurement ».

Et toi, qu’est-ce que ça te fait de penser que Jésus a vraiment partagé notre condition humaine, que Dieu a pris corps, qu’Il a exercé ses sens ? As-tu déjà prié avec tes sens ? Est-ce que tu te reconnais dans cette ressemblance avec Jésus, capable de s’arrêter au milieu de journées bien remplies, d’être pleinement présent aux personnes et aux événements, de savourer les rencontres, de sentir ce qui habite les cœurs… ?

Les mots d’Ignace, décodage

« Les choses » dont Ignace parle, c’est tout ce qui fait notre prière, la Parole de Dieu avec laquelle nous prions, tel ou tel événement de notre vie ou de notre journée que nous relisons, un texte d’un auteur spirituel que nous méditons… Peu importe la matière, ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de notre présence aux choses. C’est bien connu, « il en faut peu pour être heureux… » !

« Sentir et goûter » ces choses, ce n’est pas les flairer ou les manger au sens physique évidemment, mais au sens intérieur. Autrement dit, les laisser descendre dans notre cœur, les laisser prendre place un moment, les laisser résonner à l’intérieur de nous, et écouter ce qu’elles nous disent, de Dieu, de nous-mêmes, de notre relation aux autres…

La Parole a du goût, un goût différent selon les moments de nos vies : plus ou moins subtile ou fort, doux ou amer. Et toi, peux-tu dire avec le prophète Jérémie : « Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. » (Jr 15,15-16) ? Quelles sont les paroles délicieuses que le Seigneur t’adresse ?

Nous sentons aussi parfois, autour de nous, la « bonne odeur du Christ (…) odeur de vie qui conduit à la vie » (2Co 2,15-16)… Et toi, quelle(s) personne(s) ou quelle(s) circonstance(s) te font respirer cette « bonne odeur du Christ » ?

 

Une invitation à ralentir

« Sentir et goûter » suppose de prendre son temps, de ralentir et de durer un peu, de demeurer. Les choses les plus importantes de nos vies nécessitent du temps. Regarde la nature : il faut un moment pour qu’une petite graine semée germe, pousse et devienne une fleur ou un arbre ou un fruit… Et à l’échelle de la vie humaine, il faut du temps pour qu’un enfant grandisse, apprenne à marcher, puis à lire et à écrire. Il faut encore du temps pour qu’il devienne vraiment autonome, adulte… « Pour faire un homme, mon Dieu que c’est long… » ! Oui, c’est vrai, mais tout ce temps n’est pas perdu ! Il est infiniment précieux et c’est ainsi que se construit peu à peu ce qui est solide. Dans notre vie spirituelle aussi, il faut donner du temps à Dieu pour travailler en nous, nous éclairer, nous enseigner, nous transformer. Pour que nous nous familiarisions avec Sa voix, Sa manière de faire. Ce temps est gage de profondeur et de croissance. A l’échelle d’un seul temps de prière, c’est le même enjeu. Il est plus profitable de s’arrêter et demeurer un moment là où Dieu te travaille, te parle personnellement, plutôt que d’aller forcément jusqu’au bout du texte, des pistes…

Or, avouons-le, nous sommes souvent pressés ou soucieux de trop bien faire. Essayons d’en faire moins, mais de vivre nos temps de prière plus « intérieurement ». Alors nous verrons que nous avons gagné quelque chose.

Et toi, n’as-tu pas le désir d’être parmi les gagnants ? Quel(s) fruit(s) retires-tu de tes temps de prière où tu ralentis, pour laisser faire le Dieu vivant en Sa Parole ?

Une entrée dans la louange

 Souviens-toi d’une dégustation d’un bon gâteau ou d’un grand cru. Après avoir senti et goûté une bonne chose, il n’est pas rare qu’on esquisse un sourire pour exprimer notre bonheur, et qu’on s’ouvre aux autres pour en parler, partager cet instant de tressaillement intérieur, dire merci !

« Sentir et goûter les choses intérieurement », dans la prière, nous pousse aussi à rendre grâce à Dieu pour ce qu’Il nous donne, parce qu’Il ne cesse de nous donner. Voyez comme est bon le Seigneur, goûtez-le, bénissez-Le et louez-Le !

Et toi, quel merci monte de ton cœur ? Prends le temps de le dire au Seigneur.

 

S’exercer à « sentir et goûter les choses intérieurement » dans la prière peut transformer l’ensemble de notre vie et nous éveiller à un sentir intérieur et une écoute intérieure, qui peuvent nous aider, peu à peu, à « chercher et trouver Dieu en toutes choses ». N’est-ce pas cela que tu désires vivre ?

Alors, à toi de jouer ! Ouvre tes sens à l’action de Jésus Christ, offre Lui tout ce qui fait ton humanité pour Le laisser y entrer et transformer ce qui en a besoin. Alors c’est toute ta vie qui rendra témoignage au Dieu fait homme !

 

Sr Anne-Catherine SIMON,

Notre Dame du Cénacle

 

 

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Je bénirai le Seigneur en tout temps (Ps 33)

Faire l’expérience de Dieu nous ramène à l’essentiel et nous invite à proclamer Sa joie.

Pauvre de Dieu, quelle bonne nouvelle suis-je appelé(e) à proclamer aujourd’hui?

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête!

Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.


L’ange du Seigneur campe à l’entour pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !


Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi, que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ?

Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides.
Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la.

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu.

Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.
Il veille sur chacun de ses os : pas un ne sera brisé.

Le mal tuera les méchants ; ils seront châtiés d’avoir haï le juste.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

© AELF

Je lis ce psaume lentement deux ou trois fois, et je me laisse habiter par les mouvements évoqués.
Qu’est-ce qui, dans ces versets, fait écho à mes propres souvenirs ? Je laisse des images remonter à la surface…

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Kit Spirituel 29 : Prier avec ses sens

Nous pouvons prier avec nos sens : ceux que le Créateur nous a donnés pour entrer en relation avec lui et avec les autres. C’est faire mémoire du don de la Vie, du et des dons de Dieu. Entrer dans la reconnaissance et la gratitude.

Le but de cet exercice spirituel est de m’ouvrir à la vie de Dieu, d’ouvrir mes sens pour contempler le monde avec tout mon être et entrer en relation plus largement et plus profondément, avec Dieu, avec les autres et avec moi-même.

Comme tout temps de prière :

  • Où ? où je veux
  • Quand ? quel que soit le moment de la journée
  • Combien de temps ? 15 – 20 mn

Comment ? 

  • Me mettre en présence de Dieu
  • Prendre un chant de louange pour me tourner vers le Seigneur
  • Prendre une lecture biblique spécifique ou simplement le texte de la création au livre de la Genèse, chapitres 1 et 2.
  • Vivre un temps d’exercice de tous mes sens.
    • Je peux en choisir un, plusieurs ou tous. Je choisis un sens : l’ouïe, le toucher, l’odorat, la vue, le goût… Je porte mon attention à ce sens en particulier. Je reste dessus. J’accueille ce qui se présente à ce sens. Puis j’essaie d’identifier ce qui m’impacte, ce que cela produit en moi
    • J’obstrue ensuite un élément. Par exemple, pour la vue, je ferme un œil, puis les deux yeux. Je choisis un point à regarder puis j’élargis mon champ de vision. Pour l’ouïe : je bouche une oreille. J’écoute un son en particulier, je l’écoute dans l’ensemble des autres bruits etc.. Qu’est-ce que cela produit en moi ?
    • Accueillir ce sens comme don de Dieu, m’accueillir au cœur de cette création moi créature et recevoir le don de la vie que Dieu veut pour moi.
  • Laisser monter ma réponse face à ce don : action de grâce, louange, intercession, chant, geste, parole
  • Prier le Notre Père qui me relie à tous les enfants du Père.

 

Propositions de plusieurs temps de prière selon nos différents sens :

Prier avec l’être de relation que je suis 

Prendre conscience de ce que je suis, Dieu qui m’aime

Je suis un être de relation, Dieu me donne la vie et se communique à moi

  • Chant à l’Esprit Saint – œuvre de création et de recréation
  • Entrée en prière

Respirer à fond, prendre conscience de mon souffle

Fermer les yeux : en intériorité

Accueillir le souffle de vie que le Seigneur me donne

Je suis là. Dans ce lieu. Avec tout ce que je suis. Me situer dans ce cadre, peut-être la nature n’est pas loin. Prendre conscience de ma présence dans cette création, œuvre de Dieu qui me donne cette création, cette terre et qui la bénit, qui me bénit en disant “cela était bon, cela était très bon”.

Me considérer, homme/femme, ouvrage de tes mains Seigneur. Qu’est-ce que l’homme la femme pour que tu penses à lui, à elle ? Avec le psalmiste je peux, dans mon cœur, me le répéter : peut-être avec émerveillement, peut être avec douleur : que suis-je pour que tu penses à moi, avec moi… ? (Ps 8)

C’est ainsi que je me tiens devant le Seigneur, qui est là, avec tout ce que je suis

=> je fais le signe de croix en prenant conscience de ce que je fais et de Celui en face de qui je me tiens, qui m’a donné la vie et qui se donne à moi, qui vient me rejoindre.

  • Lecture de la guérison du sourd muet : Mt 7, 31-37

Je demande la grâce d’accueillir, de voir ce monde comme Dieu le voit, d’entendre sa parole de bénédiction, de sentir son Amour pour moi dans son regard, d’éprouver sa présence, son touché délicat sur moi.

Silence en regardant, en écoutant, en ressentant – Éveil de mes sens

Je prends le temps de regarder le paysage qui m’entoure, les objets qui m’entourent. De me considérer dans ce lieu, en présence avec d’autres peut-être, avec ceux qui passent dans ce lieu.

J’écoute maintenant ce monde qui m’entoure : les oiseaux, le bruit du vent, les voitures, le train, les bruits familiers ou plus inhabituels …

Je sens : le soleil, le frais, la chaleur du soleil … sur ma peau, sur mon visage. La texture de mes vêtements, de tel ou tel objet proche de moi.

  • Relire l’évangile : la guérison du sourd muet : Mt 7, 31-37
  • Chant
  • Notre Père
  • Signe de croix

 

Prier avec la vue :

  • Chant : Tourner les yeux vers le Seigneur … ou …
  • Parole de Dieu : Mc 10, 46 – 52 Guérison de Bartimée, aveugle.

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Seigneur que je vois

=> Je demande la grâce de voir : voir ce qui m’entoure, me voir moi, voir ma vie à ta lumière, selon ton regard pour pouvoir te demander ce qui est le plus profond pour moi, mon désir essentiel ;

  • Exercices
  • Reprise du refrain du chant
  • Oraison : Seigneur Jésus, tu nous as donné la vie. Toi qui veux pour nous la vie en abondance, ouvre nos yeux sur notre histoire pour que nous puissions t’y reconnaître présent et nous mettre toujours davantage à ta suite.

Prier avec l’ouïe

  • Chant : Ecoute la voix du Seigneur
  • Parole de Dieu : Mc 7, 31-37 : le sourd – bègue « ouvre-toi »

=> Je demande la grâce d’être tout ouvert à la rencontre du Seigneur qui vient me toucher pour ouvrir en moi ce qui reste fermé ou blessé

  • Exercices
  • Oraison : Seigneur Jésus, tu fais entendre les sourds et parler les muets, ouvre-nous à la rencontre pour que Ta vie puisse jaillir en nous.

Prier avec le toucher

  • Chant : Magnificat au Dieu de vie
  • Parole de Dieu : le femme Hémorroïsse : Mc 5 , 25 – 34

=> Je demande la grâce d’une vie de fécondité, avec tout ce que je suis. Etre remise dans ma vie relationnelle pour y porter du fruit en puisant ma force dans le Christ

  • Exercices du toucher
  • Oraison : Seigneur Jésus, tu guéris cette femme de son infirmité parce qu’elle a osé te toucher en la renvoyant à la vie qui jaillit d’elle -même. Ta foi t’a sauvée. Fais grandir en nous la foi, celle du fond de notre cœur envers toi qui nous reste fidèle à ta promesse d’amour et de vie pour chacun, chacune de nous. Toi qui vis avec le Père dans la communion de l’Esprit Saint.

Prier avec l’odorat

  • Chant : Bénis le Seigneur ô mon âme du fonds de mon être son saint Nom
  • Parole de Dieu : l’onction de Béthanie : Jn 11, 55 – 12, 3

Introduction avant la lecture …

Jésus est attendu par les chefs des prêtres pour être arrêté mais il se dirige tout de même vers Jérusalem. En chemin il s’arrête à Béthanie.

Lecture

=> Je demande la grâce que ce parfum soit comme le signe du don de notre vie dans la confiance et l’amour

ou encore la grâce de faire grandir notre confiance et notre amour même dans les moments d’inquiétude

  • Exercices de l’odorat
  • Oraison : « La maison s’emplit de la senteur du parfum ». Seigneur que notre vie ait la bonne odeur du don de nous-mêmes pour toi et pour tous ceux auprès de qui nous vivons et travaillons, auprès de qui nous sommes envoyés.

Prier avec le goût

  • Chant : Que vive mon âme à te louer
  • Parole de Dieu : 1 Jn 1-3

=> Je demande la grâce de pouvoir recueillir dans la discrétion de sa manifestation, ta présence pour en vivre jour après jour et en témoigner

  • Exercices du goût
  • Oraison : Donne-nous à la suite de St Jean de pouvoir expérimenter et reconnaître, pour l’annoncer : « ce que nos mains ont touché, ce que nos yeux ont vu, ce que nous avons entendu du Verbe de Dieu » … Ta présence se donne dans la brise légère, dans un goût subtile, … Nous te rendons grâce d’avoir pu en percevoir quelque chose. Seigneur Jésus, que les fruits de ton Esprit s’enracinent et se déploient en chacun de nous pour vivre de ta promesse de vie et d’amour.

 

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Retraite de l'été 2019

Durant 15 jours, prenons le temps de découvrir les psaumes…

Du 8 au 22 juillet ou bien du 4 au 18 août

 

Durant ces jours de retraite, laissons le monde venir à nous à travers nos sens.  Devenons plus réceptifs, plus présents…
Et au regard de cela, méditons des psaumes qui font écho à cette expérience.

 

en partenariat avec Prie en Chemin.

 

 

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Les noces de Cana (Jn 2, 1-11)

La parole de Jésus, la foi de Marie et l’humble travail des serviteur permettent la fête.

Comment la Parole de Dieu m’invite-t-elle à la fête aujourd’hui?

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

© AELF

Jean raconte ici un mariage qui se déroule en Galilée. Lire ce qu’il écrit comme une histoire qu’on ne se lasserait jamais d’écouter. Lire à haute voix peut aider à s’immerger dans le récit et à se considérer comme invité(e) aux noces de Cana.

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Les cinq sens - Jacques Linard

Peintre français du 17e siècle, Jacques Linard réalise cette composition allégorique sur les cinq sens, thème répandu à son époque. Une lecture cursive permet de passer en revue les éléments de la composition et de les relier aux cinq sens qu’ils représentent.

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