Vers Dimanche

Vers Dimanche

Topo#9 - Quel bonheur cherchons-nous?

Le Bonheur… quête de tout un chacun, quête de toute une vie. Il y a ceux qui courent toujours après, comme si c’était un mirage. D’autres qui ont enfoui bien profondément la possibilité que leur bonheur puisse advenir au point d’en perdre le désir ou l’attente. Et pourtant, certains semblent avoir trouvé le bonheur, alors que leur vie ne semble pas si extraordinaire.

Et moi, ai-je le désir du bonheur ? Est-ce que j’y crois ? Quelle est l’image du bonheur que j’ai ? Selon moi, qu’est-ce que le bonheur et où pourrais-je le trouver ?

Le bonheur des hommes et de chacun est le désir de Dieu

Le désir de bonheur auquel nous aspirons n’est pas qu’une illusion. Tous nous y sommes appelés. Tout notre être le sait, le sent, le désire. Dieu veut pour nous le bonheur : « Dieu prend plaisir à ton bonheur » lisons-nous dans le livre du Deutéronome (Dt 30).

La création nous met en harmonie première avec la terre, notre environnement, Dieu et notre prochain (Adam et Ève). Mais très vite cette harmonie est brisée par la méfiance envers Dieu, le désir de posséder l’autre, de mettre la main sur ce qui est donné et le désir d’autre chose de plus … Adam va s’approprier Ève : « voici l’os de mes os », le désir de la connaissance, mettre la main sur le fruit de l’arbre défendu, la méfiance envers Dieu qui ne voudrait pas que l’homme accède à quelque chose… le désir de l’homme d’être à la place de Dieu et même d’être Dieu.

On trouve là tous les ingrédients qui nous font passer à côté du bonheur. Mais Dieu ne va cesser de proposer la Vie, de proposer un chemin.

Le consentement au réel

Le chemin de vie que Dieu nous propose est toujours dans l’aujourd’hui. Certes, la promesse nous permet de vivre l’aujourd’hui dans l’espérance. Mais ce bonheur n’est pas que pour demain. La vie éternelle c’est aujourd’hui qu’elle commence ! car « la vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3).

Le bonheur est devant mais il est aussi pour ici et maintenant. Comment ? Dans l’aujourd’hui de nos vies.

Elles ne sont pas toujours très drôles nos vies, me direz-vous. Et en effet, nos vies sont marquées par les épreuves, les combats, les blessures…

Mais le bonheur n’est pas magique. Il n’est pas dans le fait de ne pas avoir de souci. Notre bonheur ne va pas se découvrir dans une bulle rose qui nous couperait de toute question. Car alors nous ne serions plus des vivants, nous ne serions plus en relations…

A l’opposé, il ne s’agit pas d’accepter ce qui est parce que je ne peux pas faire autrement… mais plutôt d’entrer dans ma vie et ne pas la subir.

Le Seigneur peut faire d’un mal un bien. Cela ne signifie pas que le mal ne soit pas un mal. Non. Mais par contre cela nous interroge : de cet événement que je vis et ressens comme négatif, à quoi le Seigneur m’appelle-t-il ? Quelle attitude de fond permettra au Seigneur de passer à travers ces ténèbres ? La Vie passe malgré tout. C’est ce que nous célébrons à Pâques.

Le bonheur n’est pas le contraire de la souffrance. Mais il s’agit de la Bonne Heure. Celle où je serai unifié, celle où je serai aimé et où j’aimerai.

Nous pouvons avoir l’illusion du bonheur en passant de plaisir en plaisir, en remplissant nos vies à ras bord. Mais dès que nous nous retrouvons seuls un instant, c’est le vide, la tristesse, l’insatisfaction. En revanche, lorsque c’est la bonne heure, de petites choses nous savons nous émerveiller, nous savons nous laisser toucher pour se sentir et se reconnaître aimé et aimer à notre tour. Notre cœur alors se dilate et nous sommes heureux.

Un choix à faire

Ce bonheur est donc donné. Nous ne pouvons pas mettre la main dessus. Et en même temps il nous appartient de poser un choix, un acte de foi. Celui d’accepter de continuer à s’aimer alors que nous avons été abîmés, de continuer à agir alors que nous sommes au chômage etc.

Il peut y avoir besoin de temps, il peut y avoir besoin de crier vers le Seigneur. Quand nous râlons, cela indique souvent que ce n’est pas ce que nous voulons.

Nous sommes alors appelés à laisser tomber notre impatience, nos illusions, notre imaginaire, notre désir de toute puissance, notre ego …

Pour accueillir le réel et y laisser pénétrer la vie qui y est présente. Cela se manifeste dans la douceur et dans le temps. En effet, Dieu est présent dans le léger silence du Mont Horeb et non dans le fracas. C’est l’expérience d’Elie (1R19). Dieu n’est jamais du côté de nos impatiences.

Cette attitude nous appelle à l’attitude de pauvres et de petits. De ceux qui savent accueillir la vie là où elle est, là où elle se présente.

Peu à peu une véritable intelligence de l’autre, un véritable accueil, une belle compassion, nous seront donnés… y compris de nous-mêmes.

Alors nous trouverons le bonheur là où il est … c’est-à-dire ici et maintenant, dans l’aujourd’hui de nos vies.

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Les noces de Cana - Joseph Chaumet

La Via Vitae, du joaillier Joseph Chaumet, est une pièce majestueuse de 3m de haut et de 3 tonnes. Les noces de Cana y sont représentées…

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Le possédé revenu à la raison (Mc 5, 1-20)

Jésus libère le possédé, personnellement et socialement, avant de lui confier une mission.

A quelle libération Dieu m’appelle-t-il aujourd’hui?

Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit.
Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

© AELF

  • Je lis ce passage d’Évangile en laissant les mots et les images résonner. Quelle image ou quelle parole retient mon attention aujourd’hui ?

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Le bal de l'obéissance

 

Madeleine Delbrêl (1904-1964) est une apôtre du XXème siècle, vivant et priant en plein monde, en plein quartier populaire. Son lieu de mission c’est cette ville et ses rues dans lesquelles elle croise le monde… et Dieu dans ce monde. Dans cette méditation, elle nous entraîne dans le rythme d’un Dieu qui danse avec nous.

 

 

C’est le 14 juillet.
Tout le monde va danser.
Partout, depuis des mois, des années, le monde danse.
Plus on y meurt, plus on y danse.
Vagues de guerres, vagues de bal.

II y a vraiment beaucoup de bruit.
Les gens sérieux sont couchés.
Les religieux récitent les matines de saint Henri, roi.
Et moi je pense
A l’autre roi,
Au roi David qui dansait devant l’Arche.

Car s’il y a beaucoup de saintes gens qui n’aiment pas danser,
Il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser,
Tant ils étaient heureux de vivre :
Sainte Thérèse avec ses castagnettes,
Saint Jean de la Croix avec un Enfant Jésus dans les bras,
Et saint François, devant le pape.
Si nous étions contents de vous, Seigneur,
Nous ne pourrions pas résister
A ce besoin de danser qui déferle sur le monde,
Et nous arriverions à deviner
Quelle danse il vous plaît de nous faire danser
En épousant les pas de votre Providence.

Car je pense que vous en avez peut-être assez
Des gens qui, toujours, parlent de vous servir avec des airs de
Capitaines,
De vous connaître avec des airs de professeurs,
De vous atteindre avec des règles de sport.
De vous aimer comme on s’aime dans un vieux ménage.

Un jour où vous aviez un peu envie d’autre chose,
Vous avez inventé saint François,
Et vous en avez fait votre jongleur.
A nous de nous laisser inventer
Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous.

Pour être un bon danseur, avec vous comme ailleurs, il ne faut
Pas savoir où cela mène.
Il faut suivre,
Être allègre,
Être léger,
Et surtout ne pas être raide.
Il ne faut pas vous demander d’explications
Sur les pas qu’il vous plaît de faire.
Il faut être comme un prolongement,
Agile et vivant de vous,
Et recevoir par vous la transmission du rythme de l’orchestre.
Il ne faut pas vouloir à tout prix avancer,
Mais accepter de tourner, d’aller de côté.
Il faut savoir s’arrêter et glisser au lieu de marcher.
Et cela ne serait que des pas imbéciles
Si la musique n’en faisait une harmonie.

Mais nous oublions la musique de votre esprit,
Et nous faisons de notre vie un exercice de gymnastique ;
Nous oublions que, dans vos bras, elle se danse,
Que votre Sainte Volonté
Est d’une inconcevable fantaisie,
Et qu’il n’est de monotonie et d’ennui
Que pour les vieilles âmes
Qui font tapisserie
Dans le bal joyeux de votre amour.

Seigneur, venez nous inviter.
Nous sommes prêts à vous danser cette course à faire,
Ces comptes, le dîner à préparer, cette veillée où l’on aura
Sommeil.

Nous sommes prêts à vous danser la danse du travail,
Celle de la chaleur, plus tard celle du froid.
Si certains airs sont souvent en mineur, nous ne vous dirons pas
Qu’ils sont tristes ;
Si d’autres nous essoufflent un peu, nous ne vous dirons pas
Qu’ils sont époumonants.
Et si des gens nous bousculent, nous le prendrons en riant,
Sachant bien que cela arrive toujours en dansant.

Seigneur, enseignez-nous la place
Que, dans ce roman éternel
Amorcé entre vous et nous,
Tient le bal singulier de notre obéissance.

Révélez-nous le grand orchestre de vos desseins,
Où ce que vous permettez
Jette des notes étranges
Dans la sérénité de ce que vous voulez.
Apprenez-nous à revêtir chaque jour
Notre condition humaine
Comme une robe de bal, qui nous fera aimer de vous
Tous ses détails comme d’indispensables bijoux.

Faites-nous vivre notre vie,
Non comme un jeu d’échecs où tout est calculé,
Non comme un match où tout est difficile,
Non comme un théorème qui nous casse la tête,
Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle,
Comme un bal,
Comme une danse,
Entre les bras de votre grâce,
Dans la musique universelle de l’amour.

Seigneur, venez nous inviter.

Madeleine DELBRÊL, Nous autres gens des rues

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.
  • J’ouvre mon cœur au Seigneur, je me dispose sous son regard plein d’amour.
  • Je demande la grâce de me laisser emporter au rythme du Seigneur par ce qui le fait danser.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis ce texte, ligne par ligne, en me laissant arrêter par ce qui résonne intérieurement.
  • Quel est le rythme que je suis: celui du monde? celui de Dieu? Quelle sera ma danse?

Je prends le temps de noter une parole, un désir, une demande.

 Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je peux lui demander une grâce pour vivre ce qu’il m’appelle à vivre aujourd’hui.
  • Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

 

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BRASSENS - Le parapluie

Brassens chante la pluie, la vie telle qu’elle se présente, et la chaleur d’une rencontre.

J’écoute une première fois

Quelles émotions et sentiments m’habitent ? Nostalgie, bonheur, douceur… ?
Je les confie au Seigneur et je lui demande la grâce de le chercher et de le trouver dans ma vie de tous les jours.

Quelques pistes de méditation :

1. Contempler

Les deux premiers vers de cette chanson laissent imaginer le chanteur en train de contempler le monde autour de lui. Il contemple la pluie sur la route, et il observe une femme marcher sous la pluie. De cette contemplation va pouvoir naître la suite de l’aventure et de la chanson.

Chercher Dieu en toute chose nécessite d’entrer dans une dynamique de contemplation de ce qui m’entoure : quels sont mes espaces et mes temps de contemplation ? Comment puis-je creuser en moi ce regard contemplatif ?

 

2. Rencontrer

Sous la pluie, dans une atmosphère froide et humide, le chanteur découvre que son petit coin de parapluie se transforme en petit coin de paradis par la chaleur d’une rencontre. Un air doux, un sourire, un geste fraternel : la relation s’incarne le temps d’une petite promenade.

Dieu vient à notre rencontre chaque jour, à chaque instant. Il vient à travers le visage de tant de personnes rencontrées aujourd’hui, il nous visite à travers des rencontres bien réelles. Aujourd’hui, pour moi, quelle rencontre a été « visite de Dieu » dans ma vie quotidienne ? Quels visages sont pour moi un reflet de l’amour de Dieu ? J’en rends grâce au Seigneur.

 

3. Liberté

Les routes se séparent, la rencontre prend fin. Le chanteur en garde une certaine nostalgie mais il laisse sa liberté à la femme rencontrée et il reprend son refrain, s’émerveillant du petit coin de parapluie qui a été petit coin de paradis pendant un instant.

Je prends le temps de regarder avec le Seigneur les personnes qui me sont chères, les rencontres qui me réchauffent le cœur et qui me parlent de Lui. Je cherche avec Dieu comment faire grandir ces relations en liberté pour que chacun et chacune puisse y chercher et trouver Dieu.

 

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues.
Je peux les partager sur l’espace de la prière continue.
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