Vers Dimanche

Vers Dimanche

Moi, je suis la porte (Jn 10, 1-11)

Jésus, le bon berger et la porte des brebis, nous révèle l’amour prévenant du Père.

Comment cette révélation est-elle bonne nouvelle dans ma vie aujourd’hui?

« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.

C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.

 

© AELF

Je lis cet évangile selon Saint Jean en savourant les mots et la poésie du texte.
Pour entrer dans la scène et la prière, j’imagine le lieu : un pâturage, une bergerie, peut-être une montagne au loin. Je prends le temps de demeurer dans ce lieu.

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Ouvrir la porte (Ap 3, 20)

Dieu désire rencontrer l’homme et partager avec lui son repas

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. »

 

Lire le texte

Je me dispose à ce temps de prière, dans le cœur à cœur avec le Seigneur qui va se faire connaître à moi à travers sa parole.

En lisant ce verset, très court, j’ouvre mon cœur à la présence de Dieu et je prête attention à ce que ces paroles provoquent en moi.

Qu’est ce qui vient me rejoindre, m’émouvoir, m’interroger ?

 

Saisir son sens

Le livre de l’apocalypse est le livre de la révélation. Rédigé par l’apôtre st Jean. Ce livre s’adresse aux église de l’Asie mineure qui vivaient un temps d’épreuve important à cause de la persécution romaine. Les chrétiens attendaient le retour du Christ pour les libérer du mal. Saint Jean écrit cette lettre pour encourager les chrétiens.

Les trois premiers chapitres se présentent comme une lettre adressée à sept églises. Ce verset intervient au chapitre 3 du livre, alors que l’auteur s’adresse à l’église de Laodicée en l’exhortant à ne pas avoir peur mais à avoir un peu d’ardeur.

« Je me tiens à la porte et je frappe… ». Ce verset s’inspire du Cantique des Cantiques (5,2). L’Eglise attend le retour du Seigneur, elle le sait tout proche. Comme la fiancée du Cantique, elle devine ses pas et l’entend frapper à la porte.

 

 La porte

“Voici, je me tiens à la porte et je frappe…”: Dieu frappe à la porte. Ce peut-être celle de mon cœur ou celle de ma maison.

  • Comment est-elle cette porte ? entre-ouverte, ouverte en grand, fermée, en bois, ou en fer, verrouillée, barricadée… j’imagine à partir de ce que je vois en moi, à partir de ce que je ressens.

Je laisse l’Esprit Saint m’éclairer, en vérité. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses mais simplement la vérité de mon être devant Dieu.

 

Dieu est là

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix… »: Le Seigneur est là, présent. Il a l’initiative : il frappe et il parle.

  • Comment frappe-t-il ? Des petits coups, un grand coup, est-ce fort ou discret ?

Et sa voix, comment est-elle ? Puis-je l’entendre ?

 

Le désir de la rencontre

“Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi.”

  • Tout dans ce verset dit le désir de Dieu de nous rencontrer. Cette rencontre que Dieu désire est celle d’une connaissance intime. Il veut entrer, entrer chez nous. Il veut se faire proche pour partager notre repas dans une réciprocité de relation: “lui près de moi et moi près de lui”.

Je considère ce désir de Dieu de venir à ma rencontre.

Tout en notant la délicatesse de notre Dieu qui ne s’impose pas. Il frappe, il parle, il attend. “Si…”

Je contemple Dieu dans son attitude.

 

Ma réponse

« Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’enterai chez lui, lui près de moi et moi près de lui »

  • Le Seigneur me laisse libre de répondre. Je regarde ce qui arrive si j’ouvre.

Qu’ai-je envie de répondre ? pour ma relation personnelle avec Dieu ; pour ma relation à mon conjoint, à mes enfants, à mes amis, à mes collègues de travail ou à des personnes que je côtoie, à l’étranger que je ne connais pas ou pas bien ; ou encore pour mon lieu de vie…

Je considère comment est ma porte face à « l’autre » qui frappe et je parle au Seigneur de ma joie, de mes peurs, de mes hésitations ou de ma générosité et de mon désir.

Je peux lui demander son aide, son soutien, sa présence, ou je peux lui rendre grâce ou tout autre parole ou geste qui habite mon cœur.

 

Je conclus ma prière en me tournant vers Dieu avec toute l’Église : « Notre Père… »

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Le désir d'être accepté

LE DÉSIR D’ÊTRE ACCEPTE

         Tout être humain désire ardemment être accepté, accepté tel qu’il est. Rien dans la vie humaine, n’a un effet aussi durable et aussi fatal que l’expérience de n’être pas complètement accepté. Quand on ne m’accepte pas, alors quelque chose se brise en moi…

L’acceptation signifie que les gens avec qui je vis me donnent un sentiment de dignité, le sentiment que j’ai de la valeur. Ils sont heureux que je sois ce que je suis. L’acceptation signifie que je suis libre d’être moi-même… Je n’ai pas besoin d’être une personne que je ne suis pas. Je ne suis pas non plus enchaîné par mon passé ou mon présent. Mais plutôt on me donne la place de m’épanouir, de dépasser, en grandissant, les fautes du passé.

         En un sens on peut dire que l’acceptation est un dévoilement. Chacun de nous naît avec de nombreuses possibilités. Mais à moins que la chaleur de l’acceptation par un autre ne les éveille, elles resteront en sommeil. L’acceptation libère tout ce qui est en moi. C’est seulement quand je suis aimé dans ce sens profond d’acceptation totale que je puis devenir moi-même.

         L’amour, l’acceptation des autres, font de moi la personne unique que je suis destiné à être. Quand on apprécie une personne à cause de ce qu’elle fait, elle n’est pas unique ; quelqu’un d’autre peut faire le même travail, peut-être mieux qu’elle. Quand on aime une personne pour ce qu’elle est, alors elle devient une personnalité unique et irremplaçable.

Ainsi, j’ai vraiment besoin de cette acceptation pour devenir moi-même…

         Accepter une personne ne veut pas dire que je nie ses défauts, que je glisse sur eux ou que j’essaie de les faire disparaître sous des explications. De même, cela ne veut pas dire que tout ce que fait cette personne est bon et beau. La vérité est exactement le contraire. Quand je nie les défauts de cette personne, il est certain que je ne l’accepte pas. Je n’ai pas touché le fond de son être. C’est seulement quand j’accepte quelqu’un que je peux véritablement admettre ses défauts….

Dieu m’accepte tel que je suis, tel que je suis et non tel que je devrais être. C’est un message vide de sens que cette dernière formule, parce que je ne suis jamais tel que je devrais être. Je sais qu’en réalité je ne marche pas droit. Il y a bien des courbes, bien des mauvaises options qui, au cours de ma vie m’ont amené là où je me trouve à présent…. Et l’Ecriture me dit : « Le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » (Ex. 3, 5).

         Dieu connaît mon nom : « Vois, je t’ai gravé sur les paumes de mes mains » (Is. 49,16). Dieu ne peut jamais regarder sa main sans voir mon nom. Et mon nom, c’est moi ! Dieu se porte garant que je puis être moi-même. Saint Augustin dit : « Un ami, c’est quelqu’un qui sait tout de vous et qui pourtant vous accepte… »

Pierre Van BREEMEN

Comme le pain rompu

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière. Je choisis un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps, un moment de repos…

 

  • Je me dispose sous le regard de Dieu, son regard qui m’aime et m’accueille tel que je suis.

 

  • Je lui demande la grâce de m’ouvrir à son Esprit, pour l’entendre et être guidé par lui

 

  • Je lis lentement ce texte, je laisse les mots résonner, ils parlent de la rencontre, celle de Dieu avec moi, celle de moi-même.

 

– Qu’est-ce que cela produit en moi ? … Je laisse le regard de Dieu se poser sur moi, je le laisse me dire son amour pour moi. En vérité de ce que je suis, le tout de ce que je suis.

– Je lui demande de poser ce même regard sur moi-même. De me laisser rencontrer.

– Comment cela me parle-t-il de mon expérience avec les personnes qui m’entourent ? Je peux voir les relations, les personnes qui m’ont acceptées et qui m’acceptent. Et moi, de quelle manière est ce que j’accueille l’autre? Avec ses défauts et ses qualités?

Pour terminer

  • Je parle à Dieu, comme un ami parle à un ami, dans la foi, dans la confiance et le respect. Je partage ce qui m’est venu dans la prière et je lui demande d’être plus vrai avec moi-même, de m’aimer ou encore je lui rends grâce pour son regard d’amour qui me permet d’être libre ;

 

  • Je dis une prière d’Église en lien avec tous ceux avec qui et auprès de qui je vais cheminer.


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La vidéo du Pape - Septembre 2019

Chaque mois, le Réseau Mondial de prière du Pape nous propose d’ouvrir notre prière aux dimensions du monde.
Pour ce mois de Septembre 2019, le Pape nous propose de prière pour les océans.

Je regarde la vidéo du Pape

Quelles émotions et sentiments m’habitent ? Émerveillement, inquiétude, louange…?
Je les confie au Seigneur et je lui demande de faire grandir en moi l’amour et le soin pour la Création, notre maison commune.

Quelques pistes pour entrer dans la prière:

1. Océans

Les images des océans du monde défilent devant moi avec toutes les nuances de bleu, calme ou puissance. Les magnifiques créatures sous-marines défilent devant mes yeux.

Dans ma vie, quel lien ai je avec la mer, les océans, leurs habitants? Quels souvenirs s’associent à cette part de la Création? Qu’ai je envie d’en dire à Dieu?

2. Pollution

Les océans sont en danger, menacés par des pollutions diverses et une surexploitation vorace. En leur sein, ce sont des milliers d’écosystèmes et de créatures de Dieu qui menacent de périr.

Dans mon mode de vie quotidien, qu’est ce qui participe de cette dégradation de notre maison commune? A quoi est ce que je me sens appelé pour mieux respecter le cadeau que Dieu nous fait en nous confiant la Création?

3. Prière

A la fin de cette vidéo, je rejoins l’intention du Pape pour ce mois de Septembre en me tournant avec toute l’Église vers Dieu notre Père, “Créateur du ciel et de la terre”. Je porte cette espérance que les hommes et les femmes de bonne volonté habitant notre “maison commune” pourront œuvrer ensemble à la préservation des océans.

“Septembre 2019, la protection des océans: Pour que les politiques, scientifiques et économistes travaillent ensemble pour la protection des mers et des océans.”

 

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues.
Je peux les partager dans les commentaires de cet article.

Au fil des portes

Au fils des portes …

Je peux contempler ces portes en ayant en arrière fonds les différents textes bibliques ou simplement pour elles-mêmes. Qu’est-ce que cela m’évoque ? J’en parle au Seigneur.

             

 

           

 

 

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Psaume 121

Psaume de joie chanté
par le pèlerin
arrivé à Jérusalem :

“Quelle joie quand on m’a dit…”

 

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! »

Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un!

C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.

C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David.

Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment !

Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! »

A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! »

A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

Je lis ce psaume lentement deux ou trois fois, et je me laisse habiter par les mouvements évoqués.

Qu’est-ce qui, dans ces versets, fait écho à mes propres souvenirs ? Je laisse des images remonter à la surface…

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