Vers Dimanche

Vers Dimanche

Nous autres, gens des rues – Madeleine Delbrêl

Madeleine DelbrêlEn quête de vérité, Madeleine Delbrêl  s’est laissée saisir à vingt ans par ce Dieu dont la rencontre intime a été pour elle comme un “éblouissement”. Passionnée par l’évangile, c’est au coeur de la ville qu’elle décide de vivre pour Dieu dans une vie laïque en apparence tout ordinaire

(Vous pouvez en découvrir plus sur cette page).

 

Il y a des gens que Dieu prend et met à part.
Il y en a d’autres qu’il laisse dans la masse, qu’il ne “retire pas du monde”.
Ce sont des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires. Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires. Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires. Ce sont les gens de la vie ordinaire. Les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Ils aiment leur porte qui s’ouvre sur la rue, comme leurs frères invisibles au monde aiment la porte qui s’est refermée définitivement sur eux.

Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté.
Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné.

 

Madeleine Delbrêl (1904-1964)
texte extrait de Nous autres, gens des rues.

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.
    Je me dispose sous le regard de Dieu, un regard qui m’aime.
  • Je demande la grâce du désir de la foi.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis cet écrit lentement, paragraphe par paragraphe, en laissant les mots et les images résonner et faire écho en moi.Qu’est-ce qui me rejoint et me touche davantage ?Je prends le temps de noter une parole, un désir, une demande.

 Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami.
  • Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

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Vous pouvez envoyer votre prière et commentaires concernant ce texte sur la page de la prière continue.

Retraites Avent 2019

Avent 2019: Laisser la Parole prendre corps

Pour cette retraite de l’Avent 2019, l’équipe Notre Dame du Web vous envoie par mail une proposition de prière tous les deux jours. Au menu pour chaque semaine d’Avent: prier avec son fond d’écran, incarner la Parole dans son corps, contempler une œuvre d’art et méditer la Parole avec Prie en Chemin.

En bas de la page, en cliquant sur inscriptions, vous serez re-dirigés vers le calendrier des retraites 2019-2020 et pourrez vous inscrire spécifiquement à la retraite de l’Avent 2019.

 

<< Accès au calendrier des retraites et aux inscriptions >>

 

 

Appelés à la sainteté (Lumen Gentium 40 - Gaudete et exsultate)

Tous appelés à la sainteté

Dans l’Église, tous les chrétiens, sont appelés à la sainteté selon la parole de l’apôtre : « Oui, ce que Dieu veut c’est votre sanctification » (1 Th 4, 3 ; cf. Ep 1, 4).

Maître divin et modèle de toute perfection, le Seigneur Jésus a prêché à tous et chacun de ses disciples, quelle que soit leur condition, cette sainteté de vie: « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Et en effet à tous il a envoyé son Esprit pour les mouvoir de l’intérieur à aimer Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme, de toute leur intelligence et de toutes leurs forces (cf. Mc 12, 30), et aussi à s’aimer mutuellement comme le Christ les a aimés (cf. Jn 13, 34 ; 15, 12). Appelés par Dieu, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par la même, réellement saints. Cette sanctification qu’ils ont reçue, il leur faut donc, avec la grâce de Dieu, la conserver et l’achever par leur vie. C’est l’apôtre qui les avertit de vivre « comme il convient à des saints » (Ep 5,3), de revêtir « comme des élus de Dieu saints et bien-aimés, des sentiments de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité » (Col 3, 12), portant les fruits de l’Esprit pour leur sanctification (cf. Ga 5, 22 ; Rm 6, 22). Cependant comme nous nous rendons tous fautifs en bien des points (cf. Jc 3, 2), nous avons constamment besoin de la miséricorde de Dieu et nous devons tous les jours dire dans notre prière : « Pardonne-nous nos offenses » (Mt 6, 12).

Il est donc bien évident pour tous que l’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur état ou leur forme de vie; dans la société terrestre elle-même, cette sainteté contribue à promouvoir plus d’humanité dans les conditions d’existence. […]

À travers les formes diverses de vie et les charges différentes, il n’y a qu’une seule sainteté cultivée par tous ceux que conduit l’Esprit de Dieu et qui, obéissant à la voix du Père et adorant Dieu le Père en esprit et en vérité, marchent à la suite du Christ pauvre, humble et chargé de sa croix, pour mériter de devenir participants de sa gloire. Chacun doit inlassablement avancer, selon ses propres dons et fonctions, par la voie d’une foi vivante, génératrice d’espérance et ouvrière de charité.

Ainsi donc tous ceux qui croient au Christ iront en se sanctifiant toujours plus dans les conditions, les charges et les circonstances qui sont celles de leur vie et grâce à elles, si cependant ils reçoivent avec foi toutes choses de la main du Père céleste et coopèrent à l’accomplissement de la volonté de Dieu, en faisant paraître aux yeux de tous, dans leur service temporel lui-même, la charité avec laquelle Dieu a aimé le monde.

 Ce passage est extrait de la Constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Eglise, Lumen gentium, n° 40, promulguée en novembre 1964.

Les saints de la porte d’à côté

6. Ne pensons pas uniquement à ceux qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu, car « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté ». Le Seigneur, dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple.

7. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, ‘‘la classe moyenne de la sainteté’’.

8. Laissons-nous encourager par les signes de sainteté que le Seigneur nous offre à travers les membres les plus humbles de ce peuple qui « participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité ». Pensons, comme nous le suggère sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, que par l’intermédiaire de beaucoup d’entre eux se construit la vraie histoire : « Dans la nuit la plus obscure surgissent les plus grandes figures de prophètes et de saints. Mais le courant de la vie mystique qui façonne les âmes reste en grande partie invisible. Certaines âmes dont aucun livre d’histoire ne fait mention, ont une influence déterminante aux tournants décisifs de l’histoire universelle. Ce n’est qu’au jour où tout ce qui est caché sera manifesté que nous découvrirons aussi à quelles âmes nous sommes redevables des tournants décisifs de notre vie personnelle ».

9. La sainteté est le visage le plus beau de l’Église. Mais même en dehors de l’Église catholique et dans des milieux très différents, l’Esprit suscite « des signes de sa présence, qui aident les disciples mêmes du Christ ». D’autre part, saint Jean-Paul II nous a rappelé que « le témoignage rendu au Christ jusqu’au sang est devenu un patrimoine commun aux catholiques, aux orthodoxes, aux anglicans et aux protestants ». Lors de la belle commémoration œcuménique qu’il a voulu célébrer au Colisée à l’occasion du Jubilé de l’an 2000, il a affirmé que les martyrs sont un « héritage qui nous parle d’une voix plus forte que celle des fauteurs de division ».

 Ce passage est extrait de l’exhortation apostolique du Pape François, Gaudete et Exsultate sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel de 2018

  1. L’appel universel à la sainteté est-il une découverte pour moi ?
  2. Quelles images dirait la sainteté pour moi ?  Autour de moi, y a-t-il des visages, des manières de vivre… qui m’évoquent la sainteté ? Lesquels et comment ?
  3. Quels sont les mots ou les expressions de ce passage sur lesquelles le Concile ou le pape François insistent pour que chacun-e entre davantage dans cette vocation. ? Sont-ils porteurs pour moi ?

Je laisse ces mots m’interpeller : puis-je croire que je suis, moi aussi, concerné et appelé à être saint? Dieu m’appelle à le suivre, depuis toujours… Quelle réponse est-ce que je souhaite, est-ce que je peux donner aujourd’hui ?

 

La vidéo du Pape - Novembre 2019

Chaque mois, le Réseau Mondial de prière du Pape nous propose d’ouvrir notre prière aux dimensions du monde.
Pour ce mois de Novembre 2019, le Pape nous propose de prier pour le dialogue et la réconciliation au Proche-Orient.

NB: la vidéo de Novembre 2019 n’étant pas encore sortie, NDWeb vous propose de porter cette intention à partir de la vidéo de Novembre 2018 qui reprend le même thème fondamental: notre vocation d’artisans de paix.

Je regarde la vidéo du Pape

Quelles émotions et sentiments m’habitent ? Angoisse, violence, espoir…?
Je les confie au Seigneur et je lui demande de faire grandir en moi le désir d’être artisan de paix.

Quelques pistes pour entrer dans la prière:

1. Reconnaître la violence qui m’habite

Au début de la vidéo, une scène de violence éclate entre deux hommes.

Comment suis-je parfois traversé par la violence? Y a-t-il un conflit qui pourrit telle ou telle de mes relations? Je reconnais humblement que la violence me traverse comme elle traverse le monde; et je confie à Dieu cette violence.

2. La guerre

Des douilles jonchent le sol. Des douilles jonchent le sol, les rues et les écoles de tant de lieux dans le monde, de tant de villes et villages du Proche-Orient.

Je prends un moment pour recueillir dans ma prière toutes celles et ceux qui sont frappés par la violence des armes et des conflits que d’autres ont déclenché. Je les porte devant Dieu en demandant pour eux la Paix.

3. Ensemble, se réconcilier

Pour conclure, je me joins à l’intention du Pape pour ce mois de Novembre. Avec toute l’Église universelle et de façon particulière avec les Églises du Proche-Orient, je confie cette prière à Notre Père:

Dialogue et réconciliation au Proche-Orient : Pour le Proche Orient, où diverses composantes religieuses partagent le même espace de vie, afin que surgisse un esprit de dialogue, de rencontre et de réconciliation.”

 

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues.
Je peux les partager dans les commentaires de cet article.

Il vous faut naître d'en haut (Jn 3)

IMG_2130L’Évangile de Jean est construit différemment des autres : il est rythmé par de longs discours de Jésus. Souvent, les dialogues se transforment en monologues. Ici, nous sommes à Jérusalem, au cœur du peuple d’Israël, héritier de l’Alliance avec le Seigneur. Jésus vient d’y célébrer la Pâque, non sans avoir créé un certain remue-ménage dans le Temple !

Cette rencontre avec Nicodème donne la première occasion d’un de ces discours de Jésus, dont le thème sera le salut. Nicodème est un personnage au statut élevé. Il est respecté. Il souhaite en savoir plus sur ce Jésus, qui l’intrigue. La rencontre a lieu de nuit, à l’abri du regard des autres : il y a une forme d’intimité, condition pour une certaine franchise.

Évangile selon saint Jean, chapitre 3, versets 1 à 16

Il y avait parmi les Pharisiens un homme du nom de Nicodème, un notable des Juifs. Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. »

Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. »

Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? »

Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. »

Nicodème lui répondit : « Comment cela peut-il se faire ? »

Jésus lui répondit : « Tu es Maître en Israël, et ces choses-là, tu ne les saisis pas ? En vérité, en vérité, je te le dis, nous parlons de ce que nous savons et nous attestons ce que nous avons vu ; mais vous n’accueillez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel ? Nul n’est monté au ciel, hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.»

Quelques pistes de méditation à partir de cet évangile.

Nicodème est un pharisien, un notable des juifs. Il s’est laissé questionner par les signes qu’opère Jésus : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. » Il désire en savoir plus ; il vient trouver Jésus de nuit, à un moment où il ne sera pas dérangé.

M’arrive-t-il aussi, comme Nicodème, de me laisser interroger par Jésus, ses discours, ses signes ?

Je fais mémoire des moments que j’ai déjà pris pour venir trouver Jésus seul à seul.
Au début de ce temps de prière, je lui présente mon désir de mieux le connaître.

 

 

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Le Jugement dernier - Fra Angelico

     

Prier avec une oeuvre d’art

Je me dispose pour un temps de prière et je laisse la prière de l’artiste me parler à travers l’oeuvre qu’il a réalisé… 

Je regarde pour écouter la Parole que Dieu m’adresse, je me laisse toucher, rejoindre, habiter par les couleurs, les gestes, les dessins. 

 

Le Jugement Dernier, Fra Angelico, San Marco, Florence, 1430

Dans cette représentation du Jugement Dernier (1430, San Marco, Florence), Fra Angelico (1400-1455) présente une abondance de personnages (270) autour du Christ. Chacun est personnalisé, fait paraître ses propres émotions. Les couleurs sont rutilantes, le peintre utilise de l’or qui transforme cette scène en fête divine.

 À vous qui êtes appelés à être saints (Rm 1,7)

Bien que tous différents, nous sommes tous appelés à être des saints. Je les regarde tous les saints et les saintes représentés par Fra Angelico. Je contemple leur foule et je réalise que je fais partie de cette grande communion des saints.
Comment est ce que je vis personnellement cette solidarité entre tous les humains qui cheminent vers la sainteté ?.

Ad majorem Dei gloriam (St Ignace)

Dans la partie haute, Jésus trône entouré de rayons lumineux, au centre d’une mandorle faite d’une multitude d’anges, accompagnés de deux figures d’intercesseurs, la Vierge Marie et Jean Baptiste.
Je prends un moment d’adoration devant la gloire de Dieu, je m’associe aux chants des anges, quel sens cela donne à ma vie ? Je prie avec Marie et Jean Baptiste en leur qualité d’intercesseurs pour l’humanité.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! (Ps 94)

De part et d’autre, je contemple une multitude de saints, connus ou inconnus, qui intercèdent pour nous, identifiés par leurs attributs distinctifs, revêtus de manteaux aux couleurs éclatantes, assis sur des nuages, tous tournés vers l’amour de Dieu. J’en reconnais quelques uns comme saint Dominique ou saint François d’Assise représentés aux extrémités du tableau.
En cette fête de la Toussaint l’Église m’invite à honorer tous les saints ensemble. Je les invoque, je m’unis à eux. Je me rappelle de prières où j’ai joint ma voix aux leurs pour louer celui qui les a faits saints.

 Tu  es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. (Ps 15)

En bas du tableau, Fra Angelico présente le monde terrestre : à droite du Christ, les élus ; et à gauche les damnés.
Du coté des élus, les hommes sont déjà en adoration les yeux et les mains tournés vers le Seigneur.
Derrière eux, une ronde d’anges danse dans la végétation verdoyante du paradis. Les anges guident les nouveaux élus vêtus d’une robe blanche, vers la porte de la Jérusalem céleste qui déverse des rayons d’or.
Je vois des hommes et des femmes de tous les âges, de toutes conditions, personne n’est exclu de la sainteté.
Comme moi ils ont connu des difficultés, des combats à mener, des chutes d’où se relever, des ennemis à aimer. Je me souviens d’un événement qui m’a fait comprendre que j’étais appelé à la sainteté, que je n’étais qu’un pauvre pécheur, mais un pécheur pardonné. Quelle joie ai-je ressenti ?

Ce peuple a le cœur égaré, il n’a pas connu  mes chemins. (Ps 94)

Au centre une longue rangée de tombes ouvertes sépare les deux groupes.

De l’autre coté, le monde des damnés. C’est le désordre, la cohue. Des démons avec des fourches entraînent les damnés à l’agonie vers la bouche d’un enfer montagneux bien sombre. Les horribles tourments qui les attendent sont dépeints par des cercles de flammes où les pécheurs nus, certains étranglés par des serpents, souffrent pour leurs fautes passées.
Je songe aux moments où je me suis égaré, où je n’ai pas regardé Dieu. Comment suis-je revenu sur le chemin où Dieu m’attend toujours ?

Il n’y a qu’une seule sainteté
cultivée par tous ceux que conduit l’Esprit de Dieu
(Lumen Gentium 41)

Merci Seigneur de nous convier tous à voir ton immense amour, à atteindre ton royaume ouvert à tous. Je termine ma prière en écoutant l’encouragement d’un saint:

«  Cette gloire, il nous faut la convoiter d’une absolue et ferme ambition. Et vraiment, pour qu’il nous soit permis de l’espérer, et d’aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l’aide et la prière des saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités. »

(Saint Bernard, Homélie pour la Toussaint)

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