Sans Jésus nous ne pouvons rien faire

 

Le pape François publie un livre Sans Jésus nous ne pouvons rien faire, être missionnaire aujourd’hui dans le monde, Bayard/Librairie du Vatican, 2020, où il explique que la vocation de tout chrétien est d’annoncer l’Evangile.

Le texte est simple et profond ; il se présente sous forme d’interviews variées où le Pape fait part de ses réflexions à partir de nombreuses anecdotes personnelles. La mission ne se fait pas seul, elle ne peut se faire sans Jésus, sans l’Esprit Saint. Relisons quelques passages qui s’adressent à chacun de nous.

Le livre s’ouvre sur la raison de sa propre vocation : la pape François est-il un missionnaire manqué, n’étant pas parti au Japon selon son premier désir ? :

« Je ne le sais pas. Je suis entré chez les Jésuites parce que leur vocation missionnaire me frappait, le fait qu’ils aillent toujours vers les frontières. Alors, je n’ai pas pu aller au Japon mais j’ai toujours ressenti le fait qu’annoncer Jésus et Son Évangile comporte toujours l’action de sortir et de se mettre en chemin. »

[…] “Église en sortie” n’est pas une expression à la mode que j’ai inventée. Elle est le commandement de Jésus qui, dans l’Evangile selon Saint Marc, demande aux siens d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Evangile « à toute créature ». L’Église, ou elle est en sortie ou ce n’est pas l’Église. Ou bien elle est en annonce ou bien elle n’est pas l’Église. Si l’Église ne sort pas elle se corrompt, elle se dénature. Elle devient une autre chose. »

Comment est-ce que je comprends ma vocation de chrétien ? Ai-je conscience de mon rôle de missionnaire ? Comment suis-je sorti de moi-même pour annoncer l’évangile autour de moi ? Qu’ai-je ressenti (de la joie, de la peur, de la motivation, de la paix, de l’émerveillement… ?)

 

 

« La mission, “l’Église en sortie”, ce n’est pas un programme, une intention à réaliser à travers un effort de volonté. C’est le Christ qui fait sortir l’Église d’elle-même. Dans le cadre de la mission d’annonce de l’Évangile, tu te mets en marche parce que l’Esprit Saint te pousse et te porte. Lorsque tu arrives, tu t’aperçois qu’Il est arrivé avant toi et qu’Il t’attend. L’Esprit du Seigneur est arrivé avant. Il prévient, y compris pour te préparer la route, et Il est déjà à l’oeuvre. »

[…]Dans les Actes des Apôtres, le premier rôle ne revient pas aux Apôtres. Il revient à l’Esprit Saint. Les Apôtres le reconnaissent et sont les premiers à l’attester. Lorsqu’ils font part aux frères d’Antioche des décisions du Concile de Jérusalem, ils écrivent : « l’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé.» Ils reconnaissaient avec réalisme, que c’était le Seigneur qui ajoutait chaque jour à la communauté « ceux qui étaient sauvés » et non pas les efforts de persuasion des hommes. »

Comment ai-je réalisé que c’est l’Esprit qui agit en premier ? Comment fais-je appel à Lui pour qu’Il devance et transforme mes propres actions qu’Il m’a inspirées ? Comment est-ce que je lis la transformation de mon cœur et celui de ceux que j’approche ?

 

Le Pape a répété à l’infini qu’annoncer l’Evangile ne relève pas du « prosélytisme » et que l’Église grandit « par attraction » et par « témoignage »

L’annonce de l’Évangile veut dire remettre en paroles sobres et précises le témoignage même du Christ, comme le firent les Apôtres. Il n’est pas nécessaire d’inventer des discours persuasifs : L’annonce de l’Évangile peut également être susurrée mais elle passe toujours par la force bouleversante du scandale de la croix et elle suit depuis toujours la voie indiquée dans la lettre de Saint Pierre Apôtre, qui consiste dans le simple fait de « donner raison » aux autres de sa propre espérance, une espérance qui demeure scandale et folie aux yeux du monde. C’est pourquoi la répétition littérale de l’annonce n’a pas d’efficacité en elle-même et peut tomber dans le vide si les personnes à qui elle s’adresse n’ont pas l’occasion de rencontrer et de goûter d’une manière ou d’une autre la tendresse de Dieu pour eux, et sa miséricorde qui guérit »

 Comment ai-je fait miennes les paroles de l’Évangile ? Comment ai-je expérimenté la miséricorde de Dieu ? En quoi mon comportement invite-t-il à recueillir la tendresse de Dieu pour chacun quel que soit sa condition ?

 

 

Pour télécharger une version texte de cet écrit (au format PDF), cliquez ici.

Un commentaire à

  • M-A Henry

    Je dirais bien que la mission pour moi est une façon d’être avec ceux que je rencontre : les accueillir sans classement, sans projet de ce qu’ils devraient être ou faire me parait, pour l’avoir vécu, un moyen de transmettre cet amour de Dieu qui nous habite avec la possibilité que celui qui le reçoit en soit sinon transformé, au moins questionné.
    L’autre versant est une difficulté : celle d’être dans un pays à l'”idéologie” laïque “un peu” déviée de son option d’origine…semble-t-il, si l’on en croit certains commentateurs. Il m’est arrivé d’en expérimenter un aspect.
    Pour autant, je me réjouis de cette publication de notre pape: à mon avis, si nous avions Jésus comme référence de notre vie, beaucoup de choses pourraient changer vers un plus grand bonheur des hommes…

Répondre à M-A Henry Annuler

  

  

  

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.