Vers Dimanche

Vers Dimanche

Moïse sauvé des eaux - Poussin (1638)

Nicolas Poussin nous offre ici un singulier tableau :
Moïse sauvé des eaux, avec une délicatesse toute grecque.
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(Gn 06, 13-22) Le déluge

Face à l’énigme du mal,
du refus de la vie,
le Livre de la Genèse propose un chemin :
Celui de l’Alliance…

Et voici que moi je fais venir le déluge, … Mais, avec toi, j’établirai mon alliance.”

Méditons ce passage qui interroge nos propres lieux de mort.
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Passez la souris sur les 5 temps à gauche du récit :

 

Source biblique : AELF

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Psaume 123

Affronter la peur et le danger,
en reconnaissant que le Seigneur est là, pour moi.

Oui mon secours est le nom du Seigneur

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Source biblique : AELF

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Partir (Yves RAGUIN)

“Depuis trente ans, je vis en Asie orientale, cherchant toujours à mieux comprendre la culture chinoise et les religions de la Chine. Continuellement, j’ai été amené à regarder le Christ avec les yeux de quelqu’un qui a essayé de pénétrer un peu plus chaque jour dans le mystère de la pensée asiatique.”

Yves RAGUIN, jésuite, sinologue (1912-1998)

Pour mieux le connaître, suivez ce lien.

Quand on a décidé de partir à la recherche de Dieu, il faut faire ses bagages, seller son âne et se mettre en route. La montagne de Dieu est à peine visible dans le lointain… A l’aube, il faut partir. C’est un grand départ. Il faut dire adieu. A quoi ? A tout et à rien.

A rien, car ce monde que l’on quitte sera là près de nous, en nous, jusqu’à notre dernier souffle, toujours aussi près de nous. Étant chassé et repoussé, il a bien des chances de surgir avec plus de véhémence à l’intérieur de nous-mêmes.

A tout, car, en partant à la recherche de l’absolu, nous coupons les ponts avec tout ce qui pourrait nous en détourner, avec ce qui, en nous et dans les êtres, tend à former un corps d’opposition à l’action divine. Finalement ce qui est le plus dur à laisser, c’est ce nous-même, qui dans son besoin fondamental d’autonomie, s’oppose à Dieu. La séparation finalement, n’est pas dans l’éloignement, mais dans le détachement. Il faut à tout prix empêcher notre personnalité de se replier sur elle-même, de se construire en face de Dieu une citadelle, où Dieu ne sera admis que comme hôte. Oui, quand tu veux prier, il faut ouvrir ta maison et dénouer ton âme en Dieu.

Chaque genre de vie demande un détachement. Il faut que se détache d’elle-même et se dénoue l’âme des époux, l’âme des fiancés. Autrement il n’y a pas d’amour possible, mais un égoïsme cherché dans l’autre. A l’extrême pointe de l’amour se trouve l’amour de Dieu, don total et réciproque de l’un à l’autre.

Mais pour l’homme, Dieu est l’Autre, l’autre qui finalement se révélera, dans l’amour, comme l’être de notre être.

Avant de partir, il y a quelques coups de hache et de serpe à donner. En tranchant autour de soi, on voit immédiatement que l’on tranche en soiMais il ne faut pas attendre d’être détaché de tout et de soi pour partir. Il faut partir et, peu à peu, à mesure que nous avancerons, les choses qui nous sont les plus chères prendront de la distance. Beaucoup s’attacheront à nos pas. C’est normal. Si notre cœur y tient encore, il suffit de dire à Dieu: “Mon Dieu, je tiens encore à ceci, à cela, mais je compte sur toi pour me libérer, tandis que je marche vers toi.

Qu’emporter avec soi ? Tout soi-même et rien de moins. Étrange réponse après avoir dit qu’il faut tout laisser et surtout se laisser soi-même. Et pourtant c’est vrai, il faut s’emporter tout entier. Beaucoup ne partent qu’en apparence. Ils n’emportent avec eux qu’un fantôme d’eux-mêmes. Ils se mettent eux-mêmes en sécurité avant de se mettre en route… Ils se font une personnalité superficielle, ce robot, cette ombre d’eux-mêmes qu’ils envoient à la recherche de Dieu. Ils n’entrent jamais vraiment de tout leur être dans l’expérience. C’est déjà une sorte de saint qui s’embarque pour l’expédition, un personnage modelé d’après les traités de la perfection. Ils envoient un double d’eux-mêmes tenter l’aventure et s’étonnent ensuite de ne retirer de tout cela que déception.

En partant il faut mettre sur son âne tout ce qu’on possède et partir avec tout ce qu’on est, sa carcasse, son esprit, son âme, il faut tout prendre, les grandeurs et les faiblesses, le passé de péché, les grandes espérances, les tendances les plus basses et les plus violentes… tout, tout, car tout doit passer par le feu. Tout doit être finalement intégré pour faire un être humain capable d’entrer corps et âme dans la connaissance de Dieu.

Yves RAGUIN, jésuite

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.

  • Je me dispose sous le regard de Dieu, son regard qui m’aime et m’accueille tel que je suis.

  • Je lui demande la grâce de m’ouvrir à son Esprit , et de me laisser guider par lui pour mieux comprendre comment et où le servir, selon son désir.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis lentement ce texte écrit par ce missionnaire jésuite qui partit en Chine en 1949. Je laisse les mots résonner, ils parlent d’une expérience vécue, ils parlent peut-être de ma propre expérience. Quels sont les départs que j’ai vécu ? Qui me sont proposés ? (changement professionnel, d’activité, de pays, de culture, de compagnonnage…)

  • Dire adieu… à tout et à rien. C’est avec tout ce que je suis que je pars. Humblement et honnêtement je regarde mon histoire, mes relations, mes qualités et limites, mes désirs, mes peurs. Je les présente à Dieu car c’est avec tout cela que je prends la route. Je peux m’imaginer en train de remplir une voiture avec tout cela, et tous ceux-ci.

  • Mais il faut aussi trancher. En faisant ce petit inventaire à la Jacques Prévert, je peux aussi identifier des coups de hache à donner : des choses, des souvenirs, des relations qui me retirent en arrière, alourdissent ma voiture. Avec délicatesse mais fermement, je peux les retirer de mon escarcelle.

  • Tout doit passer par le feu. Enfin, je présente à Dieu tout ce que je suis, ce que j’emporte. Je le laisse contempler, se réjouir, me conseiller : C’est « passer par le feu » de l’amour.

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je partage mes désirs de départ, ou lui demande courage et conseils pour la route.

  • Je dis le Suscipe, en communion avec toute l’Église et l’humanité aujourd’hui.

Prends Seigneur et reçois toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et tout ce que je possède, c’est Toi qui me l’as donné.
Tout cela, Seigneur, je Te le rends.
Tout est à Toi, disposes-en selon Ton entière volonté.
Donne-moi seulement de T’aimer, donne-moi cette grâce, elle seule me suffit.

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Vous pouvez envoyer votre prière et commentaires concernant ce texte sur la page de la prière continue.

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Saint Jean-Baptiste au désert (Gérard de Saint-Jean)

Et si le désert n’était pas que ce lieu aride qu’on imagine…
Cherchons ce lieu de rencontre de Dieu au cœur de notre quotidien.
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(Ac 03, 1-11) Ce que j'ai, je te le donne

 Après la Pentecôte,
Pierre et Jean vont au Temple.
Là comme Jésus en son temps,
ils sont convoqués par un infirme…

Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.”

Suivons cette rencontre où la figure du Christ n’est jamais très loin.
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