Vers Dimanche

Vers Dimanche

La danse - Henri Matisse (1909)


Henri Matisse
(cliquez ici pour mieux le connaître) peint cette œuvre maîtresse en 1909 pour un riche collectionneur.

Laissons-nous emporter dans cette danse pleine de vitalité.

Vitalité de l’Esprit qui nous appelle à la joie.

 

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Une joie simple


Pour être heureux, il y a parfois besoin de très peu de choses…

Cette vidéo nous invite à partager un moment de vie
tout simple et rempli de joie!

Laissons-nous entraîner par le Seigneur
dans un émerveillement digne de Lui

 

Je regarde une première fois la vidéo.

Quels sentiments, quelles émotions me traversent en regardant cette vidéo?
J’accueille ce qui vient en moi et je prends le temps de nommer ces sentiments…

Entrer dans un autre rythme

Au milieu de ma journée, de ma vie active, cette vidéo est un défi pour moi. J’accueille la lenteur, les plans fixes, les moments statiques. En me bousculant, ils m’entraînent dans un autre rythme… Un premier pas dans la prière est peut-être d’accepter de ralentir pour entrer dans la contemplation.

  • Je regarde à nouveau la vidéo en prêtant tout particulièrement attention au visage de la petite Kayden, à ses expressions, sa simplicité, sa joie. Elle est tout entière présente au moment présent. Elle est !
    • Qu’est-ce qui me touche ? Pourquoi ?
      .
  • Sa famille, tout d’abord touchée par sa réaction, finit par essayer de la faire rentrer à l’intérieur. Ce qui part d’une bonne intention (on ne reste pas sous la pluie, sous peine de tomber malade), devient l’objet d’une résistance pour la petite fille qui fait demi-tour et retourne à l’extérieur. Elle n’est pas allée au bout de son expérience
    • Est-ce que je me suis déjà retrouvé-e dans cette situation de frustration parce que quelqu’un m’empêchait d’aller au bout d’une expérience ? Qu’est-ce que j’ai éprouvé alors ?

Goûter une joie simple

Je peux revenir à cette exclamation de Jésus dans l’Evangile de Luc 1, 21: “Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux touts-petits.”

  • La joie de cette petite fille vient de son émerveillement devant la pluie. Rien d’extraordinaire! Et pourtant, cela la plonge dans une exultation profonde devant la merveille de la Création.
    • Cela peut me renvoyer à la joie de toutes les personnes qui manquent d’eau lorsque l’averse arrive enfin… ou cela peut tout simplement m’interroger : et moi, suis-je encore capable de m’émerveiller devant l’univers qui m’est confié ? Suis-je capable, comme le Seigneur au jour de la Création, de regarder ce monde et de trouver que “cela est bon” ?
      .
  • Cette découverte de la pluie peut aussi me renvoyer à toutes ces premières fois, toutes ces découvertes, qui ont un jour provoqué en moi un émerveillement de ce type ? Des choses parfois toutes simples mais que j’ai eu le bonheur de voir, sentir, goûter pour la première fois, me faisant toucher du doigt la vie en moi…
    • Je laisse revenir à la mémoire de mon coeur, ces moments de joie tout simples qui ont jalonnés ma vie…

 

J’en parle à Dieu comme un ami en parle à un ami, comme un serviteur à son maître…

 

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues.
Je peux les partager sur l’espace de la prière continue.

Épiphanie (Mt 2, 1-12) v2

Trois mages pleins d’énergie, viennent bousculer un roi et même une ville qui semble tombée en léthargie…

Laissons-nous prendre dans ce flot de vie et cheminons avec eux vers cet enfant qui est la réelle joie des nations.

 

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Passez la souris sur les 6 temps à gauche du récit :

 

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La danse de la vie (Madeleine Delbrêl)

Madeleine DelbrêlEn quête de vérité, Madeleine Delbrêl  s’est laissée saisir à vingt ans par ce Dieu dont la rencontre intime a été pour elle comme un “éblouissement”. Passionnée par l’évangile, c’est au coeur d’une ville marquée par le marxisme qu’elle décide de vivre pour Dieu dans une vie laïque en apparence tout ordinaire

 

(Vous pouvez en découvrir plus sur cette page).

 

S’il y a beaucoup de saintes gens qui n’aiment pas danser,
Il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser,
Tant ils étaient heureux de vivre :
Sainte Thérèse d’Avila avec ses castagnettes,
Saint Jean de la Croix avec un Enfant Jésus dans les bras,
Et Saint François, devant le pape.

Si nous étions contents de vous, Seigneur,
Nous ne pourrions pas résister
A ce besoin de danser qui déferle sur le monde,
Et nous arriverions à deviner
Quelle danse il vous plaît de nous faire danser
En épousant les pas de votre Providence.

Car je pense que vous en avez peut-être assez
Des gens qui, toujours, parlent de vous servir
Avec des airs de capitaines,
De vous connaître avec des airs de professeurs,
De vous atteindre avec des règles de sport,
De vous aimer comme on s’aime dans un vieux ménage.

Un jour où vous aviez un peu envie d’autre chose,
Vous avez inventé Saint François,
Et vous en avez fait votre jongleur.
A nous de nous laisser inventer
Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous.

Faites-nous vivre notre vie,
Non comme un jeu d’échecs où tout est calculé,
Non comme un match où tout est difficile,
Non comme un théorème qui nous casse la tête,
Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle,
Comme un bal, comme une danse,
Entre les bras de votre grâce,
Dans la musique universelle de l’amour.
Seigneur, venez nous inviter.

Madeleine Delbrêl (1904-1964)

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.
  • Je me dispose sous le regard de Dieu, un regard qui m’aime.
  • Je lui demande la grâce de me d’entrer à mon tour dans la « danse de la Vie ».

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis ce texte une première fois, lentement, en laissant à chaque mot sa chance pour me rejoindre. Si un mot ou une expression retient mon attention, j’y reste, je la savoure simplement en redisant lentement ces mots, comme on déguste un bon café ou un verre d’eau au milieu d’une journée chaude. Je suis attentif aux pensées qui viennent à moi, qui sont peut-être liées à mon histoire, ma danse avec la vie, avec Dieu ou mes résistances à y entrer…
  • Je peux y voir des rapprochements étonnants (« saintes gens » et « des saints »…) des mots qui reviennent (danse et danser…), des verbes de mouvements ou d’action (danser, ne pas résister, déferler, épouser, servir, inviter..) Quels sentiments m’habitent ?
  • Je fais mémoire de ces moments où j’ai peut-être moi-même résisté à cet appel de Dieu, à me laisser guider par son Esprit. Je peux regarder ces moments « calculés », « difficiles », « casse-tête » en m’offrant à l’Esprit de Dieu qui assouplit, réchauffe, apaise…

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je lui demande de m’inviter à entrer à sa suite, à son rythme, avec son style dans la danse de la Vie.
  • Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

 

Pour télécharger cet écrit et les pistes en version PDF

 

Vous pouvez envoyer votre prière et commentaires concernant ce texte sur la page de la prière continue.

Claire Monestès, faire de sa vie une œuvre de joie !

Claire Monestès (1880-1939), fondatrice de la congrégation ignatienne La Xavière, a connu une vie bousculée et une nuit intérieure qui a duré. Mais saisie par l’amour du Christ, elle le contemple longuement, lui qui est venu dans le monde pour rassembler tous les hommes. La forme de vie religieuse novatrice qu’elle fonde dans les années 1920 vient de son désir profond de vivre une mission de réconciliation en plein monde, proche de ceux dont l’Église est le plus loin :

“Accompagner tout cheminement
qui pourra conduire vers la lumière du Christ.”

De là est née, jamais exubérante, jamais exaltée, une joie profonde.
Joie toujours tournée vers autrui. Joie dont elle dira qu’on peut ne pas la sentir, mais qu’on ne peut pas ne pas la posséder.

 

Si vous cherchez le mot JOIE dans les cahiers de Claire Monestès – son “journal” -, vous le trouverez 21 fois en un peu plus de trente ans. Bien sûr, elle n’écrit pas tous les jours, et il manque un cahier couvrant la période de l’après-guerre de 1914-18, jamais retrouvé, mais tout de même… c’est peu.

Retenez cette expression paradoxale : “Faire de la souffrance une œuvre de joie”. Vous aurez tout compris. Et vous saurez ce qu’elle veut dire et ce que fut sa vie, en l’entendant ajouter : “souffrir est une manière active d’aimer”. A l’époque, la spiritualité commune est marquée, il est vrai, par un certain dolorisme. Mais Claire ne cherche pas la souffrance. Celle-ci lui arrive, par les évènements de sa vie, en rafales !

Ruine paternelle, arrachement à Chambéry sa ville natale, à sa famille. Départ en Irlande afin de travailler et ne pas être à charge. Départ d’Irlande pour rejoindre les siens, découvrir Marseille et ses pauvretés, et là, participer à la première élaboration d’un petit groupe, les « Sociales ». Puis partir à Genève, pour connaître la pauvreté, mais aussi les passionnantes archives de la Bibliothèque Universitaire. Puis départ à Paris pour participer à la transformation des Sociales en congrégation (à l’époque les Instituts Séculiers n’existaient pas) et, le jour de la reconnaissance officielle de l’institut Notre Dame du Travail par l’Église… en être virée… par sa compagne co-fondatrice tout juste élue supérieure générale. Nouvel et terrible arrachement. Exil, solitude, pauvreté à Marseille où des religieuses l’hébergent. Et pourtant, sans doute à l’école des Exercices de saint Ignace qui invitent le retraitant à suivre le Christ « en endurant toutes les injustices et tous les mépris, et toute pauvreté, aussi bien effective que spirituelle »… une immense ardeur apostolique ! Les Missions de Midi organisées par les Dames du Cénacle sont confiées à Claire lorsque celles-ci doivent rentrer en clôture. De là naîtra le petit groupe qui donnera naissance à La Xavière, “l’enfant né de sa douleur”, dira-t-elle.

“Je ne suis pas joyeuse”, écrit-elle un jour. La joie, rarement exprimée, a toujours chez elle autrui pour objet, ou destinataire : “joie par ricochet”, dit-elle. Parfois cet Autrui est le Christ :  “accordez-moi de Vous donner de la joie”. Elle demande alors d’ “avoir l’âme prête à tout pour donner de la joie à votre cœur divin.”

“Joie ou peine, tout me sera bon”, écrit-elle. La joie lui est-elle indifférente ? Oui. Ce n’est pas la joie qu’elle cherche, mais que le Christ soit annoncé, communiqué. Cela lui est source de joie.

Avec La Xavière, “missionnaire du Christ Jésus”, la joie semble prendre corps davantage pour elle. Joie dans les  Exercices – dont le point culminant est le don sans condition au Christ pour porter avec Lui, autant qu’Il voudra, l’étendard de la Croix : “Les Exercices m’apportent chaque fois une joie nouvelle”. Joie comme confirmation : “trois choses me restent cependant de Votre passage : la joie, la paix, la charité.” Joie de voir naître la Xavière. Joie de la mission xavière en Corse. Joie au souvenir de l’appel fondateur d’autrefois, à Genève. Joie de se « vaincre ». Et petite joie à l’orgue d’Aix, où elle improvise et joue magnifiquement à la surprise générale.

Dans la joie paradoxale de Claire, vous trouverez la trace d’un seul désir : suivre et servir le Christ, quoi qu’il en coûte. “La joie vient lorsqu’on s’oublie : oublions-nous.”

Marie-Françoise Boutemy, xavière

 

Pour mieux connaître Claire, rendez-vous sur le site de La Xavière.
Deux livres pour la découvrir : Petite vie de Claire Monestès (Geneviève Roux, DDB, 2011) et Prier 15 jours avec Claire Monestès (Marie-Françoise Boutemy, Nouvelle Cité, 2011).

 

Pour télécharger cet écrit en version PDF