Vers Dimanche

Vers Dimanche

Malt et Dorge - Le repos

Dorge est accompagnée de Malt, un sage et paisible tigre bleu.

Ensemble ils observent le monde et s’interrogent sur l’homme, la société, la vie…

Ce mois-ci Malt et Dorge parlent de repos…

© Marguerite Le Bouteiller – www.margueritelebouteiller.com

Cliquer sur l’illustration pour la voir en plein écran.

1. Je regarde une première fois cette petite bande dessinée :

L’histoire, les couleurs choisies, je lis le texte…

2. Puis je reviens plus particulièrement sur les textes :

Qu’est ce qui me vient à l’esprit ? Un souvenir, un sentiment, une question… Je reste avec ces impressions.

2. Enfin je contemple chaque dessin :

Les détails, ou ce qui est suggéré ; les couleurs, les harmonies et ruptures ; les mouvements ou attitudes… Je me laisse nourrir de ce que je contemple.

Quelques pistes de méditation :

Le faire,

Dorge a des outils dans les mains : elle est vraisemblablement occupée. Elle jardine. C’est utile, c’est noble. Elle s’étonne voire s’agace de voir Malt sans rien faire. Faire, oui, c’est important. Mais quand les soucis et les préoccupations prennent le dessus sur l’amour de Dieu et des autres, alors nos actions ne perdent-elles pas tout leur sens ? C’est sur cela que Jésus interpelle Marthe dans l’évangile de Luc « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. » (Lc 10, 41)

  • J’énumère toutes les tâches à faire qui prennent de la place dans mes pensées. Je peux les noter sur une feuille. Je m’en décharge en les déposant devant Dieu et je respire profondément.

L’être,

« Je ne fais pas, » dit Malt, « je suis. » Évidemment qu’il est ! Il n’a aucun effort à fournir pour être. Il est, c’est tout. Nous sommes. Autrement dit, nous existons. Difficile d’ailleurs de concevoir qu’il en soit autrement ! Mais quand on y pense, n’est-ce pas tout à fait extraordinaire d’exister ? Ce corps, cette vie en moi, cet esprit… Si nous prenions le temps de nous arrêter pour contempler cette évidence ?

  • Avec mes sens, ceux avec lesquels je suis le plus à l’aise, je prends le temps de prendre conscience de ce qui m’entoure. Le sol, l’air, les végétaux, les animaux, les personnes… Puis je passe en revue chaque partie de mon corps, lentement, avec bienveillance. Je prends conscience de qui je suis, ici et maintenant.

Et Dieu !

La création nous parle de son créateur. La Genèse (1, 26) nous raconte que Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » La contemplation de l’homme ou la femme que je suis me ramène au Dieu qui m’a créé à son image. Nous voici donc à la source ! Et alors seulement, nous voici prêts à servir, œuvrer, faire… La grâce est première, les œuvres en sont les fruits !

  • Qu’ai-je envie de dire à mon Créateur ? Je lui parle librement.

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues dans la prière.

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Retraite d’été : Les voyages dans la Bible

Durant 15 jours, prenons le temps de voyager avec la Bible…
Du 9 au 22 juillet ou bien du 13 au 26 août

15 jours pour nourrir nos vacances et les vivre différemment.

Tous les 3 jours, un envoi avec :

  1. Un enseignement sur un des aspects du voyage, et comment cela peut rejoindre nos vies.
  2. Une méditation guidée d’un passage biblique en lien avec le voyage, avec une ou deux pistes pour le méditer.
  3. Une illustration ou photo pour se laisser dépayser
  4. Un Mur Spirituel pour partager ses trésors…

NB : la retraite est donnée en juillet puis en août. C’est la même. A vous de choisir !

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La berceuse (Bénabar)

Bénabar fait partie de ces chanteurs qui ne se prennent pas trop au sérieux. Ses chansons racontent des événements du quotidien, des traits de la société et certaines étapes de la vie: fêter ses 30 ans, l’arrivée d’un bébé ou les souvenirs devant la télévision le dimanche soir.

Voici sa berceuse, pour un enfant qui a bien du mal à s’endormir. Une invitation peut-être à apprendre à exprimer parfois sa fatigue…

 

 

Paroles :

Voilà plus d’une heure que j’te tiens dans les bras, voilà quelques jours que je suis tout à toi. Il est très tard et tu dors pas, je t’ai fait une berceuse, la voilà.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d’or s’ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c’est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo… Pourquoi tu dors pas ?

Demain il faut que je me lève tôt, j’ai un rendez-vous hyper important, si t’aimes ton père, si tu l’aimes vraiment, sois fatigué et dors maintenant. J’ai sauté sur l’occas’, t’avalais ton biberon pour un micro-sommeil de dix secondes environ, c’était confort, j’ai bien récupéré, maintenant tu dors, t’arrêtes de nous faire… fais dodo.

Demain le jour sera là, les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d’or s’ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c’est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées… Dors dors dors ! Bordel, Pourquoi tu dors pas ? Dors dors dors ! Laisse domir ton papa !

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes, ce sont mes paupières mon enfant, c’est dur d’être un adulte. Allez on joue franc jeu, on met carte sur table, si tu t’endors je t’achète un portable, un troupeau de poneys, un bâton de dynamite, j’ajoute un kangourou si tu t’endors tout de suite.

Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n’entends plus que ma voix, je compte jusqu’à trois, et tu vas t’endormir…

Pourquoi tu veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas ? Je te donnerais bien un somnifère, mais y’en a plus demande à ta mère, t’es insomniaque ou quoi ? Puisque tu ne me laisses pas le choix, voici le temps des menaces, si tu dors pas j’te place. Dors dors dors ! Mais on dirait que ça marche. Tu fermes les yeux, tu es si sage, c’est merveilleux, tu dors comme un ange, tu as de la chance moi aussi j’ai sommeil, mais c’est le matin, faut qu’je m’habille. Je me suis énervé mon amour, je le regrette, pour me faire pardonner j’vais te jouer un peu de trompette !

© www.benabar.com

Quelques pistes pour prier avec cette chanson

Écouter la chanson

Après s’être mis en prière, avant de lire les paroles, j’écoute cette chanson, sans entrer tout de suite dans le jugement mais en laissant résonner en moi, ce qui se passe, entendre ce qui est vraiment dit.

  • La musique, très douce, nous fait entrer dans un univers de tranquillité.
  • A la première écoute, nous pouvons être surpris de l’évolution de la chanson qui utilise un ton parfois cynique.
  • En y regardant de plus près, nous pourrons nous laisser interpeler par la profondeur de ce qui est exprimé.
Lire les paroles et réécouter à nouveau cette chanson
  • Le papa, exprime à son enfant sa fatigue par bien des manières. A la fin il le dit explicitement : “moi aussi j’ai sommeil”.
    Est-ce que je suis à l’écoute de ma propre fatigue dans la vie de tous les jours ? Est-ce que j’ose l’exprimer ? Qu’est-ce que cela me fait ressentir ?
  • Bénabar nous parle du repos, non pas comme un vide mais comme un temps qui construit, qui fait du bien : “c’est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller.”
    Le repos est un temps précieux à la fois gratuit et fructueux pour le corps et pour l’esprit.
Le repos ?
  • Au niveau spirituel, c’est un temps pour laisser Dieu combler son bien Aimé quand il dort (cf . Psaume 126/127). L’homme est invité à baisser les armes, à lâcher prise. Ce n’est pas toujours facile…
    Comment est-ce que j’entre dans le repos ? Est-ce facile pour moi ou pas ?
  • Le repos pour le lendemain : pour mieux vivre ce qu’on a à vivre ensuite, pour permettre à un nouveau jour de s’éveiller. “demain les oiseaux chanteront, s’ouvriront sur le soleil”, pour le rendez-vous important.
  • La nécessité vitale du repos. Dieu, à la genèse, s’est reposé le 7e jour et en a fait un commandement…
    Je peux me demander pourquoi cette injonction. Ai-je déjà goûté au bienfait du repos ? Est-ce que j’accorde une importance à ce temps, à ce besoin ? Quand j’en ai la possibilité, est-ce que j’accepte d’entrer dans ce repos ? Qu’est-ce qui m’aide : la berceuse, la voix, la présence du papa… et moi ?
Quels moyens…
  • Je regarde les moyens que je me donne pour me ménager un temps de repos.
  • Lorsque durant des périodes particulières j’ai du mal à trouver du repos, (“pourquoi tu dors pas ?”, demande le papa à son enfant) comment est-ce que je vis l’impossibilité de me reposer ? Je regarde ce qui m’aide et comment me faire aider la cas échéant, même brièvement.
Et les autres…
  • Et moi, vis-à-vis des autres, de mes proches, est-ce que je les laisse se reposer ? Suis-je attentif à leur repos aussi ?

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Kit spirituel 28 : Relire sa journée avec l'hymne 'Offrir ce jour'

Hymne proposée avec l’aimable autorisation
des moines de
Landevennec.

CD “La joie de Dieu” (épuisé).

Découvrez l’abbaye Saint-Guénolé de Landevennec.

Offrir ce jour
À celui qui nous l’a confié.
Offrir la peine et la joie confondues,
Et oublier l’offrande
Pour regarder
Celui qui veut encor donner.

Porter vers lui
Toute chair, tout esprit blessés :
Sa main relève et son ombre guérit,
Elle a couvert le monde
Si doucement
Que nul ne l’aura vu passer.

Louer le Nom
Que tout nom tient en lui scellé.
S’unir au chant que lui voue tout vivant,
Et faire en Dieu silence
Pour que sans mots
Nos vies parlent aussi de lui.

CFC (Fr. David)

 

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.

  • Je me dispose sous le regard de Dieu, son regard qui m’aime et m’accueille tel que je suis.

  • Je lui demande la grâce de m’ouvrir à son Esprit , et de me laisser guider par lui pour mieux comprendre comment et où le servir, selon son désir.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps, je découvre cet hymne : un poème que les religieux, prêtres et laïcs peuvent chanter au début de l’office du soir.
Je peux de temps en temps prendre cette hymne à la tombée du soir, seul(e) ou en famille.

  • Strophe 1 : Après les multiples occupations du jour, me voici devant le Seigneur pour lui rendre grâce.
    • J’offre ce jour, et tout ce qui l’a habité : les rencontres, les événements… je laisse remonter les sensations, impressions, images, paroles… telles qu’elles me reviennent spontanément… C’est tout cela que j’offre au Seigneur.
      Puis je lui rends grâce : car à travers tous les événements, les rencontres, le Seigneur lui-même veut me rejoindre et se donner à moi.
    • Ce temps de silence que je m’accorde au moment où le jour finit est un sas entre les multiples occupations du jour et le repos de la nuit. Il me permet de revisiter ma journée et d’en retenir une ou deux choses pour lesquelles je désire remercier le Seigneur.
      .
  • Strophe 2 : Je suis entraîné dans le mouvement de la prière pour mes frères et sœurs éprouvés à travers le monde.
    • Ces lignes disent la confiance en la présence voilée de Dieu : il “relève” et il “guérit”, bien que discrètement…
    • Parmi les personnes rencontrées aujourd’hui, y en a-t-il que j’ai vu être blessées, malmenées ? Peut-être moi-même ai-je rudoyé quelqu’un…
      Je confie toutes ces personnes au Seigneur, dis leur nom, présente leurs visages…
      .
  •  Strophe 3 : Désirer que ma vie parle du Seigneur…
    • Non pas seulement dans mes discours, ou des mots bien trouvés que je peux prononcer… Alors, est-ce que je loue le Seigneur pour le “simple” fait que je vive ? Est-ce que ma vie témoigne de son Amour, de sa joie ?…
    • Quand j’ai envie de râler, de voir le mauvais côté des choses, je peux chanter cette 3è strophe… et demander au Seigneur qu’il me donne de le louer et d’entrer dans le silence que donne la confiance en lui… Alors j’entrerai dans le repos de celui qui accueille l’Amour que lui offre son Père.
      .

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je partage ce qui m’est venu durant la prière, ou je lui demande courage et conseils.

  • Je dis une prière d’Église, en communion avec tous les croyants et toute l’humanité.

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La sieste - Van Gogh (1853 -1890)

Plus rien ne bouge.
Le soleil semble écraser la nature.
C’est le temps du repos.
Bientôt le temps de se réjouir du travail achevé.

“Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour…” Gn 2,2

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Du repos pour le bénéfice de la vie spirituelle (Rabbin Abraham Joshua Heschel)

Dans notre monde de loisirs où le travail est paradoxalement exacerbé, retrouvons la source de la vie…

Abraham Joshua HESCHEL, Rabbin (1907-1972)

Pour mieux le connaître, suivez ce lien.

L’objectif le plus important de la vie spirituelle n’est pas d’accumuler une quantité énorme d’information ; il s’agit plutôt de consacrer du temps à ce qui importe vraiment. En ce qui concerne l’expérience religieuse, il y a, pour la personne humaine, signe de présence spirituelle : Ce qui demeure dans l’âme est un moment de prise de conscience, un moment d’inspiration […] Ce moment d’inspiration vaut tout l’or du monde ; il nous transporte au-delà des limites du temps confiné. La vie spirituelle commence à se détériorer quand nous cessons de sentir la grandeur de ce qui a valeur d’éternité ici-bas. L’homme qui veut entrer dans la sainteté du jour (du Sabbat) […] doit s’interdire le travail manuel ; il doit arriver à comprendre que le monde a déjà été créé : il va bien survivre sans l’aide de l’homme. Durant six jours, nous nous débattons avec les problèmes du monde ; […] Le jour du Sabbat, nous cultivons avec soin la graine d’éternité semée dans notre âme […] Six jours par semaine, nous nous efforçons de dominer le monde ; le septième jour, nous tâchons de prévaloir sur nous-mêmes.

Le Sabbat est le jour où l’enjeu est la vie […] Ce jour-là, nous ne visons pas à augmenter le rendement dans notre travail. […] Le septième jour, Dieu se reposa. Lorsque nous travaillons, nous exerçons un métier, mais lorsque nous nous reposons, nous pratiquons un art. Le repos concilie le corps, l’esprit et l’imagination. Le septième jour est le palais que nous construisons dans l’intervalle temporel : ses matériaux sont l’âme, la joie et la retenue.

Qu’est-ce qui a été créé le septième jour ? La sérénité, la paix et le repos. Pour un esprit nourri de la Bible, le repos équivaut au bonheur, à la tranquillité, à la sérénité, à la paix et à l’harmonie : « Le Seigneur est mon berger, rien ne me manque. Sur des prés d’herbe fraîche, il me parque. Vers les eaux du repos, il me mène. » (Ps 22)

« Prends ton repos en écartant même la pensée du travail.»

Abraham Joshua Heschel.

 

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.

  • Je me dispose sous le regard de Dieu, son regard qui m’aime et m’accueille tel que je suis.

  • Je lui demande la grâce de m’ouvrir à son Esprit , et de me laisser guider par lui pour mieux comprendre comment et où le servir, selon son désir.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis lentement ce texte écrit par un Rabbin du XX° siècle. Je laisse les mots résonner, ils parlent de ce qui est le plus important dans la vie. A priori, qu’est ce qui me semble le plus important ? (mes loisirs, mes relations, mes familles, ma communauté, mon travail, mes engagements, le repos…)

  • « Le monde a déjà été créé : il va bien survivre sans l’aide de l’homme. » Comment réagir à cette phrase ? Ne balaie-t-elle pas d’un revers de main l’importance de notre engagement dans le monde ? Et pourtant une sagesse libératrice se dégage de cette petite sentence…

  • « Un palais que nous construisons ». Le repos est l’art de construire avec l’âme, la joie et la retenue, et les fruits en sont le bonheur, la tranquillité, la sérénité, la paix et l’harmonie. Je fais mémoire de ces moments et en essayant de voir où je pourrais vivre à nouveau de tels moments de « création en repos » !

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je partage ce qui m’est venu durant la prière, ou je lui demande courage et conseils.

  • Je dis une prière d’Église, en communion avec tous les croyants et toute l’humanité.

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