Fragiles et forts

Ma Li, passionnée par la danse depuis son enfance, dut tout réapprendre lorsqu’elle perdit un bras vers 30 ans.
Zhai Xaowei, de son côté, ne découvrit la danse qu’après son accident, à vingt ans.

Main dans la main

Tel est le nom de la chorégraphie interprétée par ces deux danseurs chinois.
Ce nom suggère l’importance d’être deux pour cette pièce, et solidaires.

Lorsque je regarde la vidéo, qu’est-ce qui me frappe dans ce dialogue silencieux où seuls les corps, les attitudes, les regards s’expriment ?

Fragilité au centre…

La perte d’un membre est une épreuve pour ceux qui la vivent. Mais elle peut aussi représenter une difficulté pour les autres, spectateurs et témoins, qui peuvent se projeter dans la situation… “et si cela m’arrivait aussi ?”
  >>> Quel effet la vue du handicap provoque-t-elle en moi ? et plus particulièrement l’absence d’un membre ?

  >>> Quelles questions, quelles réactions cohabitent en moi ?

Dans cette chorégraphie, les danseurs et les spectateurs ne peuvent faire abstraction des membres amputés. Le mot lui-même évoque violence, douleur, non-sens…
  >>> Qu’évoque-t-il pour moi ?

“Autour” de ces membres absents, la grâce et la force, vraisemblablement acquises au prix d’une détermination et d’un travail exceptionnels, opèrent une magie : la blessure dans le corps permet le déploiement d’un message d’espérance et de beauté qui vaut mieux que de longs discours.
  >>> Si je devais exprimer en quelques mots le message que me partagent ces deux danseurs, quel serait-il ? 

… et force

Après leurs accidents respectifs, Ma Li et Zhai Xaowei ont traversé une période de dépression profonde, jusqu’à ce qu’ils soient sollicités par des personnes extérieures et retrouvent un sens et un objectif à leur vie, incarnés dans la danse.
  >>> Je connais sans doute des personnes qui ont perdu le goût de vivre, ou que les épreuves ont fragilisées… Je prends le temps de prier pour elles, de les confier au Seigneur.

Dans la danse, tout est question d’équilibre et de force… d’autant plus saisissantes que tout semble si facile et léger.
  >>> Comment ces deux danseurs me touchent-ils ?
>>> Que souhaiterais-je leur partager ?

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues et j’en parle au Seigneur.

5 commentaires

  • Georges

    Même valide il y a beaucoup de choses que l’on de peut pas faire seul!….
    Prier c’est plus facile lorsque l’on est en groupe !….
    Simplement vivre !….A deux c’est beaucoup mieux.

  • Christelle

    Vidéo remarquable. J’ai perdu un proche amputé de ses deux jambes.
    Quel force, quel émotion dans cette chorégraphie. J’ai un de mes enfants handicapé lui aussi des jambes. Mais quelle leçon de courage il nous témoigne par sa force du cœur et de l’esprit.J’ai été très émue par cette vidéo et en même temps je suis heureuse de savoir qu’avec la patience et l’amour des uns et des autres le handicap peut devenir une force.
    Merci

  • Erica

    Maintenant tu n’es plus seul! Tu habites le cœur de chacun de ceux qui ont lu et entendu ton cri. Pour ma part, je confie ta douleur au Seigneur, qui seul sait nous rejoindre au plus profond de notre être, porter avec nous notre souffrance, nous fortifier et nous donner sa paix.

  • Marie-Françoise Vignalou

    Admiration! A 2 on peut tout. Mais quand on est seul avec son handicap non visible, seul et que les autres ne comprennent pas qu’il s’agit d’une maladie, on est vraiment seul ! Douleur , souffrances, désespoir. SEUL!

    • Chantal Petrachi

      Bonjour Marie Françoise
      je passe moi aussi par cette épreuve
      une depression severe alors que j’ai “tout pour être heureuse”
      et difficile de faire comprendre…
      C’est le psychiatre qui a pris la peine de recevoir mon mari pour lui expliquer

Répondre à Marie-Françoise Vignalou Annuler

  

  

  

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.