Régner et servir - Le discours d'un roi

discours-d-un-roiC’est à un moment troublé de l’Histoire et contraint par les événements, que George V devint roi d’Angleterre en 1936. Roi malgré lui, il dut surmonter son bégaiement pour conduire et représenter sa Nation en des temps de crise.

Dans quelle mesure son histoire peut-elle m’aider à relire mes engagements au service des autres ?

Je regarde une ou deux fois cette vidéo.

Quels sentiments, quelles émotions me traversent en regardant cette vidéo ?
Inquiétude, joie, dynamisme, ennui… ?
J’accueille ce qui vient et je prends le temps de le nommer.

“Mon époux est obligé de…”, “je suis chargé de…”, “changer d’emploi ? impossible”…

En l’espace de vingt secondes, le début de cette vidéo plante le décor. Si être roi est un rêve pour certains et une tentation présentée au Christ, ce statut va de pair avec des contraintes lourdes avec lesquelles il faut composer. Albert Frederick Arthur George ne voulait pas régner, et pourtant, contrairement à son frère qui abdiqua pour vivre un mariage décrié, il choisit d’embrasser les responsabilités qui lui étaient confiées : celles de représenter sa Nation en des moments de bouleversements profonds dans le monde et dans l’Empire britannique.

  • Si je pose un regard sur ma vie aujourd’hui, quelles sont les contraintes, les obligations auxquelles je fais face ? La vie dans telle famille, telle communauté, tel quartier ; des responsabilités diverses, petites ou grandes, au travail, à la maison… tout ce que je n’ai pas forcément choisi mais qui conditionne ma vie aujourd’hui.
  • Dans quelle mesure est-ce que je choisis d’accueillir et d’assumer ces contraintes et responsabilités ?

 

A la fin de ce temps de prière,
je note une ou deux choses qui me sont venues.
Je peux les partager sur l’espace de la prière continue.

2 commentaires

  • Colette

    Merci Seigneur de nous montrer que toutes nos faiblesses, quand on les acceptent, nous mènent à Toi. Tu nous veux pas parfaits mais simplement disponible à ouvrir notre cœur, libéré par ta grâce, pour servir l’autre avec ce que nous sommes.

  • Bonjour,

    Merci pour cette vidéo, que je n’ai pas pu voir en premier. En effet, j’ai d’abord lu le texte qui s’affichait hors connexion avec les questions. J’ai pensé au Prince Albert de Monaco, qui aura pu s’identifier à ce roi sur son propre chemin, et à certains de mes maîtres tibétains qui n’avaient pas choisis leur prétendue réincarnation pour assurer l’authenticité de la lignée d’enseignement de sagesse séculaire, trésor de la culture indo-tibétaine.

    Mais comme nous tous dans nos vies, ils ont du faire bongré malgré la lourdeur de la tâche ou de la mission.

    Discourir en musique et parabole eu été Divin, mais un roi bègue ne peut discourir en chantant comme dans les comptes de fées. Dans Shrek et chez Disney, ça le fait (Cette remarque ne me vient plus après avoir visionner cette bande annonce qui passe un peu trop vite pour ma capacité de lecture.)… Dans les chansons de gestes à la gloires des rois du monde, les troubadours et les gozzi oui, mais pas les rois eux mêmes …surtout quand l’heure est grave …

    Nos esprits ordinaires, humains, sont des rois qui créent tout dans ce monde, en allant à l’encontre de la divine Sagesse et en ignorant la conséquence des actes qui découlent de cette fâcheuse ignorance.

    Aussi, il en va de notre responsabilité sur le chemin de Perfection et à son écoute oraisonnée, avec nos handicaps dont celui que constitue cet esprit de fils d’Adam. Même si nous nous en affranchissons par les promesses et les bénédictions divines, dont la foi qui nous guide dans ces ténèbres.

    Nous recevons nos handicaps physiques et cognitifs pour nous mettre humblement en cohérence avec la création qui n’est autre qu’intelligence d’interdépendance, union et comlunion, pour nous libérer de l’autarcie auto-suffisante. Ce sont des bénédictions pour transcender la malédiction qui nous a privé d’Éden et de la 7e ou des toutes dernières demeures du Palais Divin.

    Nous avons tous, à un moment donné oublié, fait des prières insensées qui s’exhaucent au moment où l’on n’y pense plus pour nous même ou autrui. Aussi, il faut faire très attention et toujours rajouter “à la grâce ou à la discrétion divine”. Amen.

    *Mais souvent, attention, on ne veut pas de notre liberté, de cette responsabilité, de ce libre arbitre offert. Il semblerait que nos handicaps sont de profonds mal-êtres ou malaises que Marie peut dénouer. Pour cela, il suffit de faire sa neuvaine et de s’abandonner.

    Puissent tous les êtres sensibles et notamment les dirigeants et gouvernants trouver cette Sagesse du coeur de Jésus qui, si précédemment oubliant sa nature et s’identifiant à son humanité supplia : “éloigne de moi ce calice Père”, finit par accueillir sa mission : “Père que Ta volonté soit faite.”

    Que ta volonté soit Seigneur.

    Amen

Répondre