Ste Thérèse Couderc - apôtre de la Bonté

Therese-couderc-lapinSainte Thérèse Couderc, pour ses amis… Mère Thérèse, est appelée l’apôtre de la Bonté. Toute sa vie, en effet, est un chemin de découverte de la Bonté de Dieu.

Elle fait l’expérience dans sa vie que cette bonté est présente en toute “créature”, animée ou non. Cela lui permet de découvrir l’empreinte de l’amour de Dieu dans tout ce qui existe, de trouver le Seigneur en tout et partout…

Pour autant, l’expérience de sainte Thérèse n’est pas très différente de nos vies. Elle qui dit d’elle-même qu’elle ressemble aux châtaignes de son Ardèche natale : piquante à l’extérieur et un cœur tendre à l’intérieur, c’est dans le quotidien le plus concret, dans les joies de chaque jour et aussi dans les soucis et les peines qu’elle traverse, que Mère Thérèse vit cette rencontre avec la Bonté de Dieu.

Elle ouvre pour chacun, chacune de nous un chemin de sainteté, ancré dans le quotidien de la vie.

Pour en savoir plus…

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  • Petite biographie…

Marie-Victoire Couderc, qui prendra le nom de Thérèse en entrant dans la vie religieuse, naît dans le hameau de Sablières, un coin isolé de la Haute-Ardèche, le 1er février 1805. La ‘petite paysanne’ y connait les joies d’une famille très unie. Elle reçoit une instruction élémentaire grâce à une institutrice itinérante qui donne des cours aux enfants du hameau.

Et c’est au retour du collège, pendant une mission que prêchent les missionnaires diocésains, qu’elle rencontre l’abbé Étienne Terme. Elle s’ouvre à lui, lui partageant son désir de donner sa vie à Dieu. Il l’appelle à Aps puis à La Louvesc, en 1826 pour devenir, en 1828, la supérieure d’une petite communauté qui accueille les femmes venues en pèlerinage vénérer saint Jean-François Régis.

La disparition du P. Terme en décembre 1834 et les difficultés financières causées par une économe qui laisse un grand vide dans les caisses vont lui ouvrir une longue période d’obscurité et d’humiliation. Pour diriger la congrégation, on met à sa place une personne riche et de meilleure éducation que celle de la petite paysanne d’origine modeste. Chacun se croit fondateur et fondatrice. Mais c’est un échec. Mère Thérèse assume cette incompréhension et ce dépouillement sans amertume ni rancune. Cette situation la conduit à une plus grande union avec le Christ qui se fait pauvre.croix

La petite communauté se divise en deux branches, l’une s’adonnant à l’enseignement tandis que l’autre, sous la conduite de sainte Thérèse Couderc, se consacre à l’Œuvre des Retraites spirituelles, donnant ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle.

Avec les années, elle devient la supérieure des communautés qui se fondent ailleurs et elle les marque par la clarté de son jugement, les orientant vers les retraites spirituelles plus que vers la seule hospitalité. Elle sera si discrète et si attentive à se faire oublier, que personne ne pensera à la reconnaître comme la véritable fondatrice du ‘Cénacle’.

A partir de 1852, une nouvelle supérieure entoure d’une estime croissante Mère Thérèse, ‘l’ancienne de l’Ordre’. Ce qu’elle vit, ‘livrée à Dieu’ lui donne un grand rayonnement. Désormais, elle exerce une réelle influence spirituelle même si elle n’a aucune autorité dans les structures de gouvernement de la congrégation. “Oh, si l’on pouvait comprendre d’avance quelles sont les douceurs et la paix qu’on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu! Comme il se communique à l’âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l’on en fasse l’expérience et l’on verra que c’est là le bonheur que l’on cherche en vain sans cela. L’âme livrée a trouvé le paradis sur la terre puisqu’elle y jouit de cette douce paix qui fait partie du bonheur des élus.” (Se Livrer – Juin 1864)

Elle est déclarée sainte par Paul VI en 1970.

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