La Bonté de Dieu en tout (sainte Thérèse Couderc)

Therese-couderc-lapin

 

Le 10 août 1866, Sainte Thérèse Couderc (1 fév. 1805 – 26 sept. 1885) écrit une lettre à sa supérieure générale pour lui donner des nouvelles de la communauté, des dernières retraites qui ont eu lieu.

Et au milieu de toutes les affaires du quotidien, elle lui partage une expérience spirituelle forte à laquelle elle nous invite : découvrir la Bonté de Dieu en tout

> Cliquez ici pour mieux connaître sainte Thérèse COUDERC <

« J’ai eu il y a quelques jours une vue qui m’a bien consolée.

C’était pendant mon action de grâce que je fis quelques réflexions sur la bonté de Dieu, et comment ne pas y penser dans ces moments-là, à cette bonté infinie, bonté incréée*, source de toutes les bontés ! et sans laquelle il n’y aurait aucune bonté ni dans les hommes, ni dans les autres créatures…

J’étais extrêmement touchée de ces réflexions, lorsque je vis écrit comme en lettres d’or ce mot Bonté que je répétais depuis longtemps avec une indicible douceur. Je le vis, dis-je, écrit sur toutes les créatures animées et inanimées, raisonnables ou non, toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu. Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de chacune d’elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout.

Mais tout ce que je vous dis là n’est rien ; si je pouvais vous dire quelque chose de ce que j’ai éprouvé dans ce moment-là, à la bonne heure, mais impossible de le rendre, ce qui est Divin ne se rend pas. Seulement, je ne m’étonne plus que les saints fussent ravis à la vue de cette bonté que tant d’âmes connaissent si peu ; cette impression m’a duré plusieurs jours pendant lesquels je ne pouvais prendre de goût à rien qu’à ce que j’avais vu et éprouvé. »

 

Sainte Thérèse Couderc

(* : incréée, c’est à dire non créée, qui existe sans avoir été créée.)

 

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

 

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.
  • Je me présente au Seigneur, le cœur ouvert, dans la confiance en son amour pour moi.
  • Je demande la grâce de me laisser toucher par cette bonté que Dieu veut me faire découvrir.

 

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis ce texte une ou deux fois. Je m’arrête sur une expression ou un mot qui me touche, je peux le répéter à plusieurs reprises.
  • Je regarde tout ce qui m’entoure, je laisse revenir à la mémoire de mon cœur des visages proches ou plus lointains… tout cela est porteur de la bonté de Dieu… je l’accueille.

Je prends le temps de noter une parole, un désir, une demande.

 

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je peux lui demander sa grâce pour vivre ce qu’il m’appelle à vivre avec Lui aujourd’hui.
  • Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

 

logo_pdf

Pour télécharger cet écrit et les pistes en version PDF

Vous pouvez envoyer votre prière et commentaires concernant ce texte sur la page de la prière continue.

Un commentaire à

  • POUSSET Marie Bernadette

    Merci pour ces envois . Ce texte peut se transmettre a beaucoup de gens tristes, qui se sentent seuls, mal aimés ou mal dans “leur peau”. Je pense à un vieux monsieur en maison de retraite , à quelqu’un qui vit mal son anniversaire, etc…
    On peut parler de la bonté de Dieu avec les musulmans, les juifs de ma rue!
    Il fait beaucoup de bien.
    Marie B.

Répondre à POUSSET Marie Bernadette Annuler