Serge Reggiani - Ma liberté

LiberteNé en Italie en 1922, Serge Reggiani vint en France à l’âge de huit ans. Mais ce fut un exil plus qu’un déménagement: son père, antifasciste notoire, fuyait en effet son pays avec femme et enfant.

Dans cette chanson, enregistrée en 1967, Reggiani célèbre ce qui peut nous mettre en mouvement au long de notre vie : la liberté.

 

1 – J’écoute cette chanson et je me laisse envahir par un sentiment, un souhait, un souvenir, une image

 

2 – je prends le temps de lire les paroles, de répéter celles qui me touchent, me frappent
qu’est-ce qui me rejoint ? quel écho dans ma propre expérience ?

Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, comme une perle rare,
Ma liberté, c’est toi qui m’as aidé à larguer les amarres.
Pour aller n’importe où, pour aller jusqu’au bout des chemins de fortune,
pour cueillir en rêvant une rose des vents sur un rayon de lune.

Ma liberté, devant tes volontés mon âme était soumise,
Ma liberté, je t’avais tout donné ma dernière chemise.
Et combien j’ai souffert pour pouvoir satisfaire tes moindres exigences,
j’ai changé de pays, j’ai perdu mes amis pour gagner ta confiance.

Ma liberté, tu as su désarmer toutes mes habitudes,
Ma liberté, toi qui m’as fait aimer même la solitude.
Toi qui m’as fait sourire quand je voyais finir une belle aventure,
Toi qui m’as protégé quand j’allais me cacher pour soigner mes blessures.

Ma liberté, pourtant je t’ai quittée une nuit de décembre,
J’ai déserté les chemins écartés que nous suivions ensemble.
Lorsque sans me méfier les pieds et poings liés, je me suis laissé faire,
Et je t’ai trahie pour une prison d’amour et sa belle geôlière.

 

8 commentaires

  • Galonde

    Ma liberté ma ouvert la porte de mon coeur ma liberté ma guidé sur le chemin de la lumière en suivant les étoiles dans la nuit, ma liberté ma donné confiance en tous que j’avais perdu, ma liberté ma ouvert les yeux et ma redonner l’amour de mes enfants que je croyais perdue et ma liberté me conduit sur le chemin de la miséricorde

  • chantal

    C’est vrai, sans liberté, on perd le goût de vivre, et sa privation est une grande souffrance. Mais être libre ne suffit pas, d’abord il faut être capable d’en payer le prix (ce que dit Reggiani), c’est à dire de s’assumer, et ensuite, si c’est bien un préalable (car une décision contrainte a peu de valeur),ce n’est pas le but ultime de la vie. Celui-ci est justement la capacité de faire quelque chose de sa liberté, c’est à dire de s’engager librement dans une action qui dépasse ma propre vie, de se donner pour participer à la vie en oeuvre (dans la chanson, en acceptant “les chaines” de l’amour, pour former un couple stable, élever des enfants) mais ce peut être tout engagement orienté vers la vie (“celui qui perd sa vie à cause de moi…). Autrement dit, liberté = capacité de choix éclairé.

  • georges

    Nous avons encore le droit de croire et de pratiquer notre religion, c’est déjà beaucoup, que Dieu soit Loue !…..

  • Tine

    état d’urgence, liberté restreinte … thème d’actualité !
    Peut-être que pour être libre, il faut accepter la solitude, désarmer ses habitudes ?
    “Ma liberté, devant tes volontés mon âme était soumise” : mon âme se soumet, librement, à la volonté de Dieu.
    Jésus était libre, il allait et venait “jusqu’au bout des chemins de fortune”, il a accepté librement … de perdre sa liberté de mouvement, de perdre sa vie. Il a librement tout donné.

  • Marie Thérèse

    Je connaissais par cœur cette chanson et aujourd’hui après une expérience en mission et un retour un peu brutal en France elle résonne différemment. D’un point de vu Chrétien “ma liberté” ne peut se comprendre qu’à travers celle de Dieu et n’existe pleinement qu’illuminée par celle de Jésus qui a été obéissant jusqu’à la mort. On trahi la liberté lorsqu’on la réduit à notre liberté individuelle.

  • élie somot

    “Ma liberté, tu as su désarmer toutes mes habitudes,
    Ma liberté, toi qui m’as fait aimer même la solitude…” Merci Serge Reggiani

    Tu m’as appelé un jour… Je me suis reconnu en toi, Jésus, m’invitant à aimer et à servir… Tu m’as ouvert à une nouvelle vie, m’emmenant vers des rivages que je ne soupçonnais pas… Tu m’as transformé de fond en comble… Oui, j’ai accepté de me sentir libre à ta suite et comme Serge Reggiani, tu as su désarmer tous mes enkystements…
    Et cette liberté à te suivre m’a conduit à plus de solitude… Mais j’en ai du bonheur car ma compagne m’a toujours précédée sur la route… J’aime cette solitude à deux qui porte encore du fruit…
    Et Serge Reggiani a bien conscience en se livrant pieds et poings liés à un amour enfermant d’avoir renoncé à cette liberté qui ouvre à plus de vie. Et, pourtant, Dieu demeurait en lui malgré ce renoncement… Car Il aime sans condition !

  • Elisabeth

    A vouloir être libre à tout prix ne perd on pas justement cette liberté ? Quand on relis bien les paroles de cette magnifique chanson on y retrouve les mots ” soumis, exigence, solitude, blessures”… fausse liberté que seul l’amour pourra peut être apaiser.

  • Mariette

    Je n’avais jamais écouté ce chant que comme celui d’un monsieur volage qui voulait changer de filles toutes les 5mn. VOilà un éclairage qui change tout !merci

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