La parole de Dieu, on la porte en soi – Madeleine Delbrêl

Madeleine DelbrêlEn quête de vérité, Madeleine Delbrêl  s’est laissée saisir à vingt ans par ce Dieu dont la rencontre intime a été pour elle comme un “éblouissement”. Passionnée par l’évangile, c’est au coeur d’une ville marquée par le marxisme qu’elle décide de vivre pour Dieu dans une vie laïque en apparence tout ordinaire

 

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La parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde dans une mallette : on la porte en soi, on l’emporte en soi.
On ne la met pas dans un coin de soi-même, dans sa mémoire comme sur une étagère d’armoire ou on l’aurait rangée. On la laisse aller jusqu’au fond de soi, jusqu’à ce gond où pivote tout nous-même.

On ne peut pas être missionnaire sans avoir fait en soi cet accueil franc, large, cordial à la parole de Dieu, à l’Évangile.
Cette parole, sa tendance vivante, elle est de se faire chair, de se faire chair en nous.
Et quand nous sommes ainsi habités par elle, nous devenons aptes à être missionnaires.

Mais ne nous méprenons pas. Sachons qu’il est très onéreux de recevoir en soi le message intact. C’est pourquoi tant d’entre nous le retouchent, le mutilent, l’atténuent.
On éprouve le besoin de le mettre à la mode du jour comme si Dieu n’était pas à la mode de tous les jours, comme si on retouchait Dieu…

Une fois que nous avons connu la parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas la recevoir ; une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous, une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous : nous appartenons dès lors à ceux qui l’attendent.

Madeleine Delbrêl (1904-1964)
texte extrait de Nous autres, gens des rues.

 

Quelques pistes pour intérioriser cet écrit spirituel :

D’abord…

  • Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.
    Je me dispose sous le regard de Dieu, un regard qui m’aime.
  • Je demande la grâce du désir de me laisser habiter et transformer par la Parole de Dieu.

Puis… à un moment où je suis disponible intérieurement, où j’ai du temps,

  • Je lis cet écrit lentement, paragraphe par paragraphe, en laissant les mots et les images résonner et faire écho en moi.
  • Quelles sont pour moi les paroles d’évangile que ce texte rappelle à ma mémoire :
    • paroles qui me donnent souffle et force pour plus de vie
    • paroles qui me résistent, que je ne comprends pas…
  • Quel est mon désir de me laisser transformer par la Parole ? 

Je relis ce texte lentement, je prends le temps de noter une parole, un désir, une demande.

 

Pour terminer…

  • Je parle à Dieu comme un ami parle à un ami.
  • Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

 

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2 commentaires

  • Isabelle

    la parole est comme Jésus, petit enfant, que l’on porte en nous.
    aide-moi Seigneur à comprendre comment être témoin de ton Evangile, par des paroles qui touchent les cœurs, comme tu as su si bien le faire avec la samaritaine.
    merci mon Dieu, d’aimer tous tes enfants. Amen

  • HENRY

    Texte magnifique, sans doute parce que je rejoins, modestement, l’expérience de Madeleine Delbrel, et que j’entends en résonnance cet animateur de retraite : “Seigneur, tu dis tout haut ce que je pense tout bas”.
    Oui, elle est en nous cette Parole. D’ailleurs,il n’y a qu’à écouter le texte du Deutéronome : elle est près de toi cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur…

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